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Pas de panier sans chrono infaillible

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La marque vient de signer un partenariat avec la Fédération Internationale de Basketball
Le Matin - 28 mai 2009
Vincent Donzé

Conclure un partenariat avec une marque horlogère, c'est un véritable atout pour la Fédération internationale (FIBA). Le bénéfice technologique servira autant aux entraîneurs qu'aux téléspectateurs.Tissot_325859_0

Investir des millions dans un sport, c'est un pari osé en pleine crise financière. Sauf quand on s'appelle Nick Hayek, qu'on dirige le plus grand groupe horloger mondial et qu'on possède une savate de la star de NBA Shaquille O'Neal: «C'est en situation difficile qu'il faut donner un signal positif», soutient le directeur de Swatch Group. C'est la marque Tissot qui profite du partenariat de quatre ans signé hier à Genève avec la FIBA, qui est au basket ce que la FIFA est au football.

Préservé du hooliganisme, le basket symbolise «l'esprit d'équipe nécessaire pour traverser la conjoncture actuelle», selon François Thiébaud, président de Tissot. A Genève, sous un panier installé hier au Pont-de-la-Machine, François Thiébaud (175 cm) s'est accroché hier à son passé du junior de Pontarlier (F) pour contrer Zoran Savic (205 cm), star yougoslave au palmarès inégalé.

Si Tissot pose son logo à croix suisse sur le basket, c'est pour soigner son premier marché d'exportation: laChine, qui a fait du basket son sport No 1. «L'Inde imitera la Chine!N'oubliez pas que le basket a réalisé la meilleure audience des JOde Pékin derrière l'athlétisme », observe Bob Elphinston, président de la FIBA. L'euphorie gagne son secrétaire général: «Le basket deviendra plus populaire que le foot», a déclaré Patrick Baumann, à quelques heures de la finale de la Ligue des champions.

Avec ses 213 fédérations nationales, la FIBA offre une tribune dorée à Tissot: les Championnats du monde 2010 en Turquie. En échange, la FIBAl orgne la technologie de Swiss Timing: «Nous pouvons améliorer la compréhension du jeu pour les téléspectateurs», estime Christophe Berthaud, responsable du chronométrage chez Swatch Group.

Un graphisme amélioré, c'est une perspective qui réjouit le secrétaire général de la FIBA: «Les règles peuvent paraître compliquées et certaines phases chaotiques.» A l'écran, le dernier exemple vient de la natation, avec des bandeaux qui soulignent la performance de chaque nageur. Mais que peut-on améliorer pour le basket? La trajectoire du ballon est évoquée, mais aussi la stratégie des équipes: «Montrer comment une défense bouge autour du ballon, par exemple avec des flèches», suggère Patrick Baumann.

Une technologie propre au basket


CHRONOMÉTRAGE MULTIPLE
En basket, il ne suffit pas de chronométrer la durée d'un match en déduisant les temps morts. C'est bien plus compliqué qu'en football: «L'impact du temps sur une action de jeu est énorme», explique Patrick Baumann, secrétaire général de la FIBA. Un joueur ne peut pas rester plus de trois secondes en zone ou plus de cinq secondes immobile face à un défenseur. En attaque, la moitié du terrain doit être franchie en moins de 8 secondes et une action ne peut pas se prolonger au-delà de 24 secondes.

PRÉCISION AU CENTIÈME.
«Une victoire se décide souvent dans les dernières secondes», constate Christophe Berthaud, président de Swiss Timing. Dans une fin de match très tendue, un entraîneur peut demander un temps mort pour élaborer une action. A la remise en touche, le chrono s'enclenche lorsque la balle est touchée dans le terrain. On dit qu'elle devient «vive». Difficile de se retourner, de dribbler et de tirer en deux secondes, mais c'est jouable en trois secondes. D'où un chronométrage au centième. «Qu'une erreur d'arbitrage détermine l'issue d'une partie, c'est humain. Mais quand la technologie désigne le vainqueur, c'est inacceptable», estime Patrick Baumann.

L'IMPORTANCE DU SIFFLET  
Quand un arbitre siffle, le chronométreur appuie sur un bouton. C'est logique dans une compétition comme le championnat suisse. Mais cette imprécision n'est pas tolérée lorsque le niveau et les enjeux sont énormes. «L'arbitre peut être équipé d'un émetteur», explique Patrick Baumann. C'est le sifflet qui enclenche et qui déclenche directement le chronométrage, en envoyant un signal. Ce système sera-t-il introduit sur les parquets suisses? «C'est trop coûteux et trop raffinés, même pour la ligue A», constate le secrétaire exécutif de la FIBA.  

CHIP DANS LE BALLON
Cette technologie déjà introduite dans le volley permet de déterminer si le ballon a franchi la ligne. En basket, l'introduction d'une puce dans un ballon vaudrait aussi pour la ligne des trois points. Mais une interrogation subsiste pour Patrick Baumann: «Où faut-il fixer le cheap: au centre du ballon?» En foot, il n'est pas rare qu'un juge-arbitre doive déterminer si la balle a franchi la ligne de but, un point est très rarement contesté en basket: «La question de savoir si un ballon a franchi ou non le cercle du panier est rarissime», constate Patrick Baumann.
V. Dé

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