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Comité d'astronautes à Baselworld

Le tandem Hayek père et fils a su frapper fort en invitant huit personnalités de l'espace à célébrer, un peu en avance, le 40e anniversaire de la conquête de la lune.

28 mars 2009Nicolas ParatteIl était là, Edwin Aldrin, dit Buzz, le 2e homme à avoir marché sur la Lune quelques minutes après Neil Armstrong en ce matin du 21 juillet 1969. Le regard malicieux, le fringuant octogénaire n'a pas été avare en explications et anecdotes croustillantes sur cette prouesse qui restera l'une des plus marquantes de l'histoire contemporaine. Présents également, Eugene Cernan, le dernier humain à avoir mis le pied sur la lune avec Apollo 17 en décembre 1972, Thomas Stafford, commandant lors du premier rendez-vous orbital avec l'Union soviétique en mai de la même année, Gerald Griffin, directeur de la NASA à l'époque, Harrison Schmitt, qui supervisa la descente permettant l'alunissage du véhicule spatial (LEM), Charles Duke, membre du centre de contrôle de la mission, Claude Nicollier, premier suisse à être allé dans l'espace en 1992, et last but not least, James Ragan, l'ingénieur qui sélectionna la fameuse Speedmaster professional. Speedmaster_325521_0

 

Sélection drastique

Le choix de cette montre, qui entrera dans l'histoire de chaque vol spatial dès 1965, est assez remarquable. Elle a débuté au début des années 60 avec la visite anonyme de deux officiels de la NASA dans plusieurs bijouteries de Houston, au Texas. En effet, les sorties programmées dans l'espace nécessitaient une montre-bracelet, mais pas n'importe laquelle. Il fallait qu'elle puisse supporter les rayons non filtrés du soleil et des températures qui pouvaient atteindre plus de 100 degrés. Sur la Lune, il était supposé que les conditions seraient encore plus extrêmes avec des oscillations comprises entre -160°C +120°C.

C'est ainsi que l'agence spatiale américaine soumit six montres présélectionnées à toute une batterie de tests impitoyables, dont l'exposition à de fortes variations de température, de pression, d'humidité, d'oxygène, de même que la tolérance aux chocs, à l'accélération, aux vibrations et même au bruit ! Trois montres restaient en course quand l'Omega Speedmaster remporta finalement la mise avec la mention : « inspecteed, acceptable for use ». Le communiqué de l'époque expliqua ce choix en ces termes : « Les astronautes de la NASA ont unanimement choisi le chronographe d'Omega pour son exactitude, sa fiabilité et sa facilité d'emploi ». La montre valait alors 82 dollars. Ironie de l'histoire, Omega n'apprit ce choix que des mois plus tard, en juin 1965, en voyant une photo prise lors de la mission Gemini 4 qui consacra la première sortie d'un homme dans l'espace.

 

Speedmaster_325521_1

 

 

Première sortie lunaireEt l'aventure de cette montre ne faisait que commencer. Buzz Aldrin raconte encore avec émotion son premier lever de Terre, la désolation de la Lune et la prise de conscience que ce qu'il vivait était simplement exceptionnel. « Pilotes accomplis que vous étiez, vous n'arriviez jamais à atterrir aux bons endroits », lui répliqua en plaisantant Eugene Cernan, tout en rappelant que « sans la montre, il aurait simplement été impossible de savoir quelle période du jour ou de la nuit nous vivions et ce durant les huit jours que dura la mission Apolo 11. Elle représentait bien plus qu'une pièce de notre équipement ». Nick Hayek, qui avait 14 ans le jour du premier alunissage, s'est dit fier de cet héritage. Et son père de renchérir que cet exploit « montre la vraie face de l'Amérique ». En conclusion, Stephen Urquhart, président de la marque, a estimé que cette mission historique a inspiré des millions de gens de par le monde. Avec la participation de la marque au projet Solar Impuls de Bertrand Piccard ou peut-être les prochaines missions sur mars, elle espère ainsi à nouveau faire partie des grands moments de l'histoire. Le 20 juillet 1969, à 21h17 (heure suisse), le module lunaire Eagle de la mission Apollo 11 se posait sur la Lune avec à son bord la Speedmaster Professional d'Omega. Ce fut «un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité», mais aussi le début d'une belle opération marketing. Speedmaster_325521_2

 

La mission Apollo 11 : anecdotes

Lors de la mission Apollo 11, le site prévu pour l'atterrissage a été dépassé de 7 km à cause d'un retard de quelque 1/10e de seconde à l'allumage du moteur de descente du LEM. De plus, les pilotes ont été gênés par des alarmes de l'ordinateur qui gérait la descente, car il était saturé. Pour ces raisons, Neil Armstrong a dû prendre le contrôle manuel du module lunaire afin de trouver un site mieux adapté. Cela a prolongé le vol d'une manière dangereuse, puisqu'il ne restait plus que 16 secondes de carburant au moment où l'appareil s'est posé, ont rappelé les astronautes. Pire, lorsque Buzz Aldrin est remonté dans le module lunaire, il a cassé l'interrupteur permettant de démarrer les moteurs de l'appareil. Comme il s'agissait d'un bouton-poussoir, il s'est servi de la pointe d'un stylo pour l'enclencher, permettant ainsi aux deux astronautes de quitter la Lune.
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