Les publicités Richard Mille affichent l'exceptionnelle valeur de ses créations.
Revolution #3 - Mars 2009
Charly Schwarz
L'image publicitaire développée par Richard Mille est une réponse en forme de provocation, une interpellation sans tromperie. Il affiche le prix, juste sous l'index, en bas à droite, avant de tourner la page…
En prenant le contre-pied de l'opinion générale qui estime que « cela ne se fait pas », que « c'est à la limite du mauvais goût », Richard Mille annonce la couleur et d'emblée positionne sa marque à un certain niveau qui peut signifier « simple curieux s'abstenir ».
Est-il prêt à le justifier ?
Ce positionnement contient aussi un message subliminal par lequel il entend susciter l'intérêt de celles et ceux qui n'ont pas forcément conscience de ce qu'ils voient. Sans avoir eu recours aux résultats d'études marketing, Richard Mille affiche l'exceptionnelle valeur de ses créations. Ce faisant, il affiche également de manière évidente leur inaccessibilité pour la majorité. Mais pour le concepteur, ce propos est sans intérêt, voire secondaire.

Le texte de cette publicité est très peu explicite. On lit simplement « THE DIAMOND CRUNCHER » ou « A RACING MACHINE ON THE WRIST ». On constate une absence totale de tout autre descriptif technique. Dans ce cas, la publicité interpelle, provoque des questions et des discussions, voire des prises de position : elle ne laisse pas indifférent et pousse le public à chercher les arguments. Richard Mille, dans la présentation de son unique modèle de montre femme, la RM 007, met en avant une forte puissance évocatrice en utilisant dans le visuel l'image d'une bouche de femme ouverte, accentuée par le rouge éclatant des lèvres du mannequin et l'éclat des diamants de la montre. La sensualité et l'émotion suscitée sont évidentes. Cette image offre ainsi un lien entre les éléments textuels et visuels qu'elle intègre. Elle montre comment présenter un message intransigeant qui frappe l'attention et attire l'adhésion du lecteur en y alliant une proposition séductrice et persuasive.
Avec les gros plans, de bouche et de poing dans les visuels de la nouvelle campagne de publicité de ses montres, Richard Mille nous attire, sans ménagement, au coeur de son concept, pur et dur, pour nous dévoiler toute la sophistication de ses créations. Il a naturellement placé cet aspect au premier plan, au détriment même de l'émotion, en convient-il. Nous constatons néanmoins que l'émotion est sous-jacente et qu'elle touche à coup sûr les femmes et les hommes qui partagent la même passion.
Entre prix astronomique, inventivité débridée et raffinement extrême, Richard Mille, en moins de 10 ans, a bouleversé les codes du monde feutré de la haute horlogerie. Il a fait passer un statut social que conférait le port de telle ou telle marque de montre pour des initiés, à un statut public, affiché et assumé par celles et ceux qui choisissent librement et consciemment de porter ses montres.
En plein dans le mille, Richard !
Charly Schwarz
L'image publicitaire développée par Richard Mille est une réponse en forme de provocation, une interpellation sans tromperie. Il affiche le prix, juste sous l'index, en bas à droite, avant de tourner la page…En prenant le contre-pied de l'opinion générale qui estime que « cela ne se fait pas », que « c'est à la limite du mauvais goût », Richard Mille annonce la couleur et d'emblée positionne sa marque à un certain niveau qui peut signifier « simple curieux s'abstenir ».
Est-il prêt à le justifier ?
Ce positionnement contient aussi un message subliminal par lequel il entend susciter l'intérêt de celles et ceux qui n'ont pas forcément conscience de ce qu'ils voient. Sans avoir eu recours aux résultats d'études marketing, Richard Mille affiche l'exceptionnelle valeur de ses créations. Ce faisant, il affiche également de manière évidente leur inaccessibilité pour la majorité. Mais pour le concepteur, ce propos est sans intérêt, voire secondaire.

Le texte de cette publicité est très peu explicite. On lit simplement « THE DIAMOND CRUNCHER » ou « A RACING MACHINE ON THE WRIST ». On constate une absence totale de tout autre descriptif technique. Dans ce cas, la publicité interpelle, provoque des questions et des discussions, voire des prises de position : elle ne laisse pas indifférent et pousse le public à chercher les arguments. Richard Mille, dans la présentation de son unique modèle de montre femme, la RM 007, met en avant une forte puissance évocatrice en utilisant dans le visuel l'image d'une bouche de femme ouverte, accentuée par le rouge éclatant des lèvres du mannequin et l'éclat des diamants de la montre. La sensualité et l'émotion suscitée sont évidentes. Cette image offre ainsi un lien entre les éléments textuels et visuels qu'elle intègre. Elle montre comment présenter un message intransigeant qui frappe l'attention et attire l'adhésion du lecteur en y alliant une proposition séductrice et persuasive.
Avec les gros plans, de bouche et de poing dans les visuels de la nouvelle campagne de publicité de ses montres, Richard Mille nous attire, sans ménagement, au coeur de son concept, pur et dur, pour nous dévoiler toute la sophistication de ses créations. Il a naturellement placé cet aspect au premier plan, au détriment même de l'émotion, en convient-il. Nous constatons néanmoins que l'émotion est sous-jacente et qu'elle touche à coup sûr les femmes et les hommes qui partagent la même passion.
Entre prix astronomique, inventivité débridée et raffinement extrême, Richard Mille, en moins de 10 ans, a bouleversé les codes du monde feutré de la haute horlogerie. Il a fait passer un statut social que conférait le port de telle ou telle marque de montre pour des initiés, à un statut public, affiché et assumé par celles et ceux qui choisissent librement et consciemment de porter ses montres.
En plein dans le mille, Richard !

Marque