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Heure Universelle Réf. 5131

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La montre oeuvre d'art

Cette année, au Salon mondial de l'horlogerie et de la joaillerie Baselworld, Patek Philippe dévoilel'Heure Universelle, Réf. 5131. Voici un lancement qui en réjouira plus d'un et ce pour différentesraisons. Le mécanisme d'affichage permanent des 24 fuseaux horaires, qui offre la possibilité derégler à tout instant la montre sur n'importe quelle heure locale, constitue un tour de force techniqueauquel seront sensibles tous les amateurs de complications utiles. Le cadran en émail cloisonnéséduira les connaisseurs de l'art de l'émaillage. Enfin, les collectionneurs de montres auront lasatisfaction de constater que ce type de garde-temps – dont les anciens modèles atteignent descotes astronomiques dans les enchères internationales – fait son retour dans la collection courantede la manufacture genevoise.

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Toutes les heures du monde au poignetLes montres à fuseaux horaires multiples de Patek Philippe appartiennent à la catégorie descomplications dites utiles. Dotées de fonctions pratiques d'une grande pertinence dans la viequotidienne d'aujourd'hui, elles constituent de précieux auxiliaires pour leurs propriétaires. Avecl'Heure Universelle, un simple coup d'oeil suffit pour connaître l'heure locale des principalescapitales mondiales.L'heure locale indiquée par les aiguilles des heures et minutes se rapporte au lieu qui, sur le disquedes villes, se trouve directement aligné avec l'index des 12 heures. La mise à l'heure s'effectue parla couronne en conjonction avec le disque des 24 heures pour une distinction sans ambiguïté desheures du matin et de l'après-midi. Passer d'un fuseau horaire à l'autre s'accomplit très simplementen appuyant sur le poussoir à 10 heures. A chaque pression, l'aiguille des heures avance d'un crantandis que le disque des villes et le disque des 24 heures reculent d'une heure (i.e. d'un fuseauhoraire). Activer le poussoir 24 fois lance un tour du monde avec retour au point de départ.Ce mécanisme fut conçu au début des années 1930 par le talentueux horloger genevois LouisCottier, qui offrit son invention à la société Patek Philippe, laquelle la protégea en 1959 par le brevetsuisse n°340 191. L'inventeur de génie réalisa ensuite, pour la manufacture genevoise, un autredispositif qui permettait d'afficher deux fuseaux horaires simultanément. C'est sur la base de cettedeuxième invention que la Calatrava Travel Time fut développée à la fin des années 1990.Par une solution brevetée en 1999, Patek Philippe poursuivit l'optimisation du calibre 240 HU (HU =Heure Universelle) en isolant totalement le mécanisme Heure Universelle (avec disques des villes etdes 24 heures) du train de rouage de la montre. Ainsi, lorsqu'on fait avancer le mécanisme d'unfuseau horaire au suivant, la précision du mouvement et la progression de l'aiguille des minutes ne sont pas affectées. Mouvement automatique extra-plat intégrant un mini-rotor en or 22 carats noyédans la platine, le calibre 240 HU oscille à une cadence de 21 600 alternances/heure (3 Hz). PatekPhilippe a utilisé ce mouvement voici quelques années pour réintroduire l'Heure Universelle dans sacollection courante ; le garde-temps, lancé en 2000, a remporté un succès commercial immédiat.Des montres pour amateurs éclairés et collectionneursL'exclusivité de ces complications explique principalement pourquoi les modèles à heure universellefabriqués par Patek Philippe dans les années 1940 et 1950 atteignent des prix supérieurs auxautres montres-bracelets dans les ventes aux enchères internationales. Leur cote est actuellementde l'ordre de plusieurs centaines de milliers de francs suisses, mais le record est toujours détenupar un ancien modèle en platine, Réf. 1415 HU, qui changea de main en 2002 pour la sommeextraordinaire de 6,6 millions de francs.Parallèlement aux montres à heure universelle, les modèles présentant un cadran avec miniatureen émail cloisonné peinte à la main sont également très demandés. Les motifs en émail cloisonné,très divers, vont de groupes de palmiers à des phares solitaires, mais les plus recherchés sont lesmappemondes stylisées en couleur, car elles présentent la rareté d'associer un cadran en émailcloisonné à la complication de l'Heure Universelle.Une semblable planisphère rehausse aussi le cadran de la nouvelle Réf. 5131 de Patek Philippe,offrant enfin aux collectionneurs l'opportunité renouvelée de trouver une montre de cette catégoriedans l'actuel catalogue de la manufacture.En raison de la complexité de création de son cadran en émail cloisonné, la Réf. 5131 fera l'objetd'une production annuelle limitée.L'art de l'émail cloisonnéL'émail cloisonné fait partie – avec la peinture miniature sur émail de Genève et l'émail champlevé –des trois techniques traditionnellement utilisées pour la décoration des montres et des cadrans. Lesmotifs sont formés par des « cloisons » de fils d'or, qui enserrent les différentes zones de couleur del'ouvrage achevé. L'exceptionnelle brillance des couleurs est l'une des caractéristiques del'émaillage, toutes techniques confondues : contrairement aux peintures fabriquées avec despigments conventionnels, elles ne ternissent pas avec le temps et sont assurées de conserver leurlustre durant des siècles.Une pièce en émail cloisonné consiste d'abord en une fine plaque de cuivre ou d'or sur laquelle sonttracés à la main les contours du motif. Les lignes sont ensuite matérialisées par un fil d'or plat d'uneextrême finesse. Comme un mince ruban posé sur la tranche, le fil est travaillé aux brucelles poursuivre les contours, puis fixé par un premier passage au four ; le dessin entier se composemaintenant de cloisons, petites alvéoles qui attendent d'être remplies d'émail. L'émail consiste enune fine poudre de verre mélangée à différents oxydes métalliques qui le coloreront lorsqu'il fondra.Une fois l'émail appliqué à l'intérieur des cloisons, on passe l'ouvrage dans un four spécial porté àune température de 850 à 900°C. Pour empêcher toute distorsion, le revers de la plaque doit êtreégalement recouvert d'une couche d'émail appelée « contre-émail ». L'ouvrage peut exiger denombreux passages au four car les différents oxydes métalliques ajoutés à la poudre peuventchanger de couleur selon la température. Le résultat final ressemble à un vitrail coloré sur lequel sedétachent les fils d'or des cloisons. Ces fils sont polis pour atteindre le niveau des couches de verre,et durant la phase finale, l'oeuvre d'art entière reçoit une couche protectrice de « fondant », émail incolore d'une transparence exceptionnelle appliqué à l'occasion d'une dernière cuisson. Au termede chaque cuisson, il faut laisser lentement refroidir la miniature en émail à température ambianteselon une procédure très savante car le moindre choc thermique fissurerait le dur émail vitrifié.On le voit, l'art de l'émail cloisonné ne requiert pas seulement de la virtuosité mais un sensesthétique très développé. Pour prétendre en maîtriser les secrets, les artisans doivent posséderune connaissance approfondie de toutes les procédures techniques, physiques et chimiquesexigées pour la préparation, le mélange, l'application et la cuisson de ce délicat matériau. Jusqu'audébut du XXe siècle, l'émail cloisonné, l'émail champlevé et la peinture miniature sur émailpratiqués selon les traditions genevoises d'émaillage, très réputées, constituaient de précieuxsavoir-faire nécessaires à l'embellissement des montres et autres objets de luxe. Aujourd'hui, demanière générale cette tradition est en voie de disparition, mais pas chez Patek Philippe qui n'ajamais interrompu sa production de montres-bracelets, montres de poche et pendulettesrehaussées de somptueuses décorations fondées sur les techniques ancestrales de l'émaillage.Pour s'assurer un brillant avenir, un art ne doit-il pas d'abord vivre au présent ?Communiqué

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