Les marques cherchent à intensifier leur présence dans les couloirs des grandes organisations mondiales. Le cas de Genève.
WORLDTEMPUS - 17 février 2010William Türler
Genève n'est pas uniquement un carrefour de rencontre pour les amateurs de luxe et d'horlogerie. Nombre de représentants et de hauts dignitaires en provenance du monde entier transitent, vivent ou travaillent dans la cité de Calvin. Les grandes marques horlogères ne s'y trompent pas et n'hésitent plus à équiper en horloges les couloirs de plusieurs organisations internationales, conscientes des retombées positives pour elles en termes d'image sur la scène diplomatique mondiale.
Au siège de l'Organisation des Nations Unies (ONU), les horloges indiquant l'heure aux visiteurs et fonctionnaires internationaux sont des Patek Philippe. «Cette collaboration, qui concerne au total 380 horloges, a débuté en 2004 et concerne uniquement les locaux genevois de l'organisation», précise Catherine Giauque, porte-parole de la marque.

Le CERN dispose pour sa part d'un partenariat «non exclusif» avec Rolex, qui lui a fourni gracieusement six horloges: deux à la réception, deux au centre de contrôle des accélérateurs et deux destinées au Globe de la science et de l'innovation (ancien Palais de l'équilibre d'Expo.02), où la société horlogère sponsorise une exposition actuellement en construction intitulée «Univers de particules». Cette tribune permet à Rolex de toucher chaque année près de 60'000 visiteurs: «Au-delà d'une reconnaissance mutuelle, il s'agit d'une identification à des valeurs communes telles que la précision, la qualité, l'excellence et l'innovation», résume Bernard Pellequer, responsable du Globe de la science et de l'innovation.
Mais toutes les organisations internationales basées à Genève ne bénéficient pas de ce type d'arrangements. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), par exemple, ne dispose d'aucun partenariat avec une marque horlogère. Pour sa part, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne cite pas de marques, mais déclare que les horloges qu'elle achète «sont toutes fabriquées en Suisse et proviennent de différents fournisseurs et manufactures».
Enfin, dans les locaux de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), aucune horloge de grande marque helvétique n'orne les murs. «A l'époque de la construction du bâtiment, nous avons fait le choix d'utiliser des horloges électroniques du commerce courant, avec une horloge «mère» les synchronisant sur l'horloge atomique de Francfort, souligne Michel Nicolas, chef de la division des services communs. Je précise qu'aucune compagnie horlogère n'a pris contact avec notre organisation.»
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