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Hublot fait disparaître la matière

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Un véritable chef d'œuvre vient de voir le jour chez Hublot

Un véritable chef d'œuvre vient de voir le jour chez Hublot

Un véritable chef d'œuvre vient de voir le jour chez Hublot. La marque horlogère et l'atelier de sertissage Bunter SA ont réussi ensemble l'exploit de créer une Big Bang au sertissage totalement invisible. En faisant disparaître totalement la matière pour ne voir plus que le diamant.

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C'est une première mondiale. L'aboutissement d'un rêve devenu réalité. Une « performance à la hauteur de l'œuf de Fabergé », disent les spécialistes. Grâce à la créativité, l'ingéniosité, l'habileté, la confiance, la folie, la persévérance, l'enthousiasme et le savoir-faire exceptionnel de ses concepteurs et créateurs, la One Million $ BB est dévoilée aujourd'hui dans toute son « invisible visibilité ».

Claude Sanz, président de la manufacture Bunter SA, et Jean-Claude Biver, patron des montres Hublot, se sont bien trouvés pour se lancer dans ce pari fou qui les faisait rêver … ils se sont entourés des meilleurs artisans et spécialistes, ont développé et manié la technologie la plus pointue pour explorer de nouvelles voies et s'entraîner jusqu'au bout de leur « délire », et même au-delà. Ce défi n'aurait d'ailleurs pas été réalisable il y a quelques années, les machines ne le permettaient pas encore lorsque l'idée de cette réalisation avait germé. La sophistication de la micro mécanique a permis de travailler au 1/100ème, et la prouesse n'a été possible que grâce à la fusion entre la main de l'homme et l'outil.

Ce type de sertissage existait mais pas dans cette complexité. M. Jean Zehfus, grand maître dans l'art du sertissage et formateur des meilleurs artisans de cette spécialité, est aujourd'hui retraité. Il a assisté, admiratif, à la présentation de l'œuvre réalisée par un des ses anciens élèves : « Comment as-tu fait, je ne t'ai pas appris ça !? », s'est-il exclamé.

Même si ses lignes sont identiques à celles de la Big Bang, la One Million $ BB sertie d'invisibilité cache une construction monobloc en Or blanc. Le mystère prend là toute son ampleur : aucune parcelle d'Or n'est visible ! Le sertissage inventé ici s'est dérobé à l'œil comme par magie, les diamants brillent de tous leurs éclats sans une once d'attache en vue. Ils ont été taillés d'une manière mystérieuse qui ne laisse deviner aucun système de fixation dans la matière. Jean-Claude Biver traduit cette invisible visibilité comme une « vibration d'harmonie » : « Quand chaque élément est maîtrisé pour lui-même et dans la cohérence avec celui qui est juste à côté, cela est invisible de l'extérieur mais créée une vibration d'harmonie qui, elle, est visible et suscite l'émotion chez celui qui la perçoit ».

La One Million $ BB représente le symbole parfait de la fusion entre la joaillerie et l'horlogerie. Ses 493 diamants baguette de tailles différentes, de qualité Top Wesselton, abritent un mouvement Tourbillon. Le fermoir à boucle déployante de son bracelet en caoutchouc naturel est également serti de diamants. L'investissement créatif et émotionnel a été considérable pour faire naître une telle pièce d'exception. Quant au temps pour sa réalisation, il totalise plus de 2000 heures : conception, recherche et développement, programmation des machines, choix des (micro- !) outils, taille des diamants, contrôle optique de chaque pièce, sertissage, emboîtage, ajustement sont autant de maillons qui constituent le formidable exploit dévoilé aujourd'hui.

Communiqué

 

Hublot s'offre le bijou parfait

Un million de dollars, c'est la somme que Robert Redford, dans Proposition indécente, of­fre à Demi Moore pour passer une nuit avec elle. Le premier million de dollars, c'est ce que célèbrent par une grande fête, en conviant amis et partenaires, les Américains qui font fortune. Un million de dollars (1,2 mil­lion de francs), c'est aussi le prix de la dernière folie de Jean­Claude Biver, l'inénarrable et charismatique patron, depuis 2004, de la marque horlogère Hublot.
Elle s'appelle, vous l'aurez de­viné, One Million Dollars Big Bang, et si elle coûte aussi cher, ce n'est pas parce qu'elle est particulièrement compliquée — son mouvement est celui du modèle Big Bang Tourbillon, l'un des produits phare de l'en­treprise nyonnaise — mais parce qu'elle est recouverte, lit­téralement recouverte, par une pluie de diamants sertis avec une telle précision que l'on ne parvient pas, même àl'aide d'une loupe, à distinguer le squelette métallique sur lequel sont clipées les pierres précieu­ses.
«Une première mondiale», «une performance inégalée», «l'aboutissement d'un rêve»: les exclamations enthousiastes accompagnent la naissance d'une pièce pour l'heure uni­que, réalisée pour le compte de Hublot par le sertisseur Frédé­ric Bonvin dans les ateliers de la manufacture Bunter SA, à Ver­soix.
Qui donc a eu l'idée de placer la barre aussi haut, de gravir «l' Everest du sertissage», comme le déclame Jean-Claude Biver? Dans la confusion et l'euphorie qui entourent le ber­ceau, on croit comprendre qu'il pourrait bien s'agir de Claude Sanz, président de Bunter, qui a pensé au patron de Hublot parce que, dit-il dans un élan de sincérité, «lui seul est capable de marcher dans une combine aussi folle!» Quoi qu'il en soit, alors que Jean-Claude Biver dé­bouche religieusement une bou­teille de Château d' Yquem 1896 (sic!) pour fêter ça, un homme calme, au physique de boxeur, se tient un peu en retrait
Près de deux mille heures de travail

Il s'agit de Frédéric Bonvin, 39 ans, Genevois d'origine ins­tallé dans le canton de Vaud depuis sept ans. Formé dans les ateliers de Patek Philippe par Jean Zehfus (le maître, désor­mais à la retraite, du sertissage en Suisse), c'est lui qui a accou­ché, tout simplement, de la One Million Dollars Big Bang.
Tout simplement parce que Bonvin l'artisan, lui, ne roule pas les mécaniques, et vous rappelle qu'il a fallu réunir les compétences d'une trentaine de personnes pendant plus de 2000 heures pour lui donner le jour, en soulignant encore que quinze lapidaires ont travaillé les 494 diamants Top Wesselton qui recouvrent le garde-temps au centième près. Soit. Mais c'est tout de même lui, Frédéric Bonvin, qui, pendant plus de 800 heures, a gravi «l' Everest du sertissage», en bossant à cinq microns près, en réalisant à la main, sans le moindre couac possible, parce que toute erreur est sans retour dans le sertissage, ce qu'aucune ma­chine ne parviendrait à accom­plir
Vendue àMonaco

Il reste à rassurer les ama­teurs qui apprendront que cet objet unique a d'ores et déjà été acheté – pour un montant con­fidentiel – par la bijoutière mo­négasque Tina Zegg, qui le met­tra à son tour en vente pour un million de dollars: une deuxième Hublot au sertissage invisible sera réalisée avant la fin de l'année. Mais elle ne sera pas identique à la première, conclut Jean-Claude Biver, «parce que tous les records du monde sont différents».

 

Tribune de Genève / FEDERICO CAMPONOVO / www.tdg.ch

 

 

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