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«Une quinzaine de syndicalistes ont informé les travailleurs de la situation et les ont incité à contacter le syndicat pour essayer de réduire le nombre de licienciements», a indiqué lundi à l'ATS, Laetitia Magnin, secrétaire syndicale d'Unia Genève. L'opération s'est déroulée dans le calme sans intervention de la direction, ni de la police.
Quelque deux cents nouveaux licenciements ont été annoncés le 4 juin par le groupe horloger genevois. Une première vague de suppressions d'emplois a eu lieu fin avril, avec le départ d'une centaine de collaborateurs.
«Les conditions du prétendu plan social sont tout aussi misérables pour la deuxième vague de licenciements que pour la première», a expliqué Laetitia Magnin. Selon Unia, elles relèvent du mépris le plus total des personnes qui perdront leur emploi et ne respectent pas le minimum prévu par la convention collective de l'horlogerie dont le Groupe Franck Muller est signataire.
D'ici son assemblée générale, Unia exige d'avoir accès «à toutes les informations» afin de répondre à la procédure de consultation qui s'achève le 17 juin. Le syndicat entend «se battre pour un véritable plan social.»
