Rencontre avec Michel Chevalier, codirecteur du master en management du luxe qui débutera en octobre à Genève.
Tribune de Genève - 7 mai 2009
Gwenaëlle Reyt
Michel Chevalier est codirecteur du master en management du luxe qui débutera en octobre à Genève. Auteur de l'ouvrage intitulé «Management et marketing du luxe», best-seller considéré comme la Bible du domaine, il explique les motivations autour de cette nouvelle formation.
Pourquoi lancer une formation dans le luxe à Genève?
Cette ville et ses alentours regroupent suffisamment de personnes qui travaillent dans le luxe. Que ce soit dans l'horlogerie ou la joaillerie, il y a beaucoup de monde susceptible d'être intéressé par cette formation. Il y a aussi un pôle d'excellence dans la parfumerie fine et la cosmétique avec Givaudan et Procter & Gamble. Sans oublier l'hôtellerie et la finance qui sont également caractéristiques du luxe en Suisse.
Quelles seront les spécificités de ce master?
Nous allons principalement axer sur l'horlogerie et la parfumerie. Mais nous allons aussi profiter de la situation géographique de Genève. Nous sommes à mi-chemin entre deux capitales du luxe: Milan pour la mode et Paris pour son institutionnalisation du luxe avec la maroquinerie et les parfums. En France, il est difficile d'inviter un spécialiste italien de peur d'avoir l'air inférieur dans notre savoir-faire. Et cela inversement en Italie. Une formation à Genève permet d'inviter des intervenants des deux villes et de bénéficier de leurs expériences respectives.
Le luxe subit un ralentissement, est-ce le bon moment pour lancer une telle formation?
Le luxe marque une pause surtout dans l'horlogerie et la mode. Mais le secteur va rebondir en 2010. Donc oui, c'est le bon moment. De plus, pour les employés qui n'auront pas d'augmentation cette année, c'est aussi une occasion de développer leur carrière. En commençant cette formation, ils montrent à leur employeur qu'ils font des efforts malgré la situation. Dans deux ans, avec leur master, ils auront d'autres objectifs de carrière. C'est une bonne manière de rebondir.
Et qu'allez-vous enseigner à vos étudiants?
Je ne serai à Genève que trois jours par mois. J'enseignerai des sujets que j'aime bien. Principalement ce qui touche le «retailing» comme la question des points de vente. Il y a aussi la distribution internationale et le fait de savoir comment une marque doit faire pour être présente mondialement. Je m'intéresse encore à la gestion de la marque et son identité.
Gwenaëlle Reyt

Michel Chevalier est codirecteur du master en management du luxe qui débutera en octobre à Genève. Auteur de l'ouvrage intitulé «Management et marketing du luxe», best-seller considéré comme la Bible du domaine, il explique les motivations autour de cette nouvelle formation.
Pourquoi lancer une formation dans le luxe à Genève?
Cette ville et ses alentours regroupent suffisamment de personnes qui travaillent dans le luxe. Que ce soit dans l'horlogerie ou la joaillerie, il y a beaucoup de monde susceptible d'être intéressé par cette formation. Il y a aussi un pôle d'excellence dans la parfumerie fine et la cosmétique avec Givaudan et Procter & Gamble. Sans oublier l'hôtellerie et la finance qui sont également caractéristiques du luxe en Suisse.
Quelles seront les spécificités de ce master?
Nous allons principalement axer sur l'horlogerie et la parfumerie. Mais nous allons aussi profiter de la situation géographique de Genève. Nous sommes à mi-chemin entre deux capitales du luxe: Milan pour la mode et Paris pour son institutionnalisation du luxe avec la maroquinerie et les parfums. En France, il est difficile d'inviter un spécialiste italien de peur d'avoir l'air inférieur dans notre savoir-faire. Et cela inversement en Italie. Une formation à Genève permet d'inviter des intervenants des deux villes et de bénéficier de leurs expériences respectives.
Le luxe subit un ralentissement, est-ce le bon moment pour lancer une telle formation?
Le luxe marque une pause surtout dans l'horlogerie et la mode. Mais le secteur va rebondir en 2010. Donc oui, c'est le bon moment. De plus, pour les employés qui n'auront pas d'augmentation cette année, c'est aussi une occasion de développer leur carrière. En commençant cette formation, ils montrent à leur employeur qu'ils font des efforts malgré la situation. Dans deux ans, avec leur master, ils auront d'autres objectifs de carrière. C'est une bonne manière de rebondir.
Et qu'allez-vous enseigner à vos étudiants?
Je ne serai à Genève que trois jours par mois. J'enseignerai des sujets que j'aime bien. Principalement ce qui touche le «retailing» comme la question des points de vente. Il y a aussi la distribution internationale et le fait de savoir comment une marque doit faire pour être présente mondialement. Je m'intéresse encore à la gestion de la marque et son identité.
