Copie revue pour le Concours

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A l'occasion de la troisième édition du concours, certains points du règlement ont été modifiés.

Gold'Or - Septembre 2012

Julie Mégevand / BIPH



Le Concours international de chronométrie vivra sa troisième édition l'an prochain au Musée d'Horlogerie du Locle–Château des Monts. A six mois du délai de dépôt des candidatures, coup d'œil sur les préparatifs d'un concours qui a, une fois encore, modifié son règlement pour tenter d'attirer davantage de participants.

Le troisième Concours international de chronométrie aura bien lieu au Locle courant 2013. Ce genre de compétition avait été abandonné durant les années septante (celui de l'Observatoire de Neuchâtel avait été aboli en 1976 suite à un arrêté du Conseil d'Etat), notamment en raison de la crise du quartz, le nombre et la précision des montres à pile ayant largement dépassé les montres mécaniques. Mais il y a trois ans, l'Association Concours international de chronométrie a fait renaître la tradition.


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Le Concours international de chronométrie est né en 2009 au Château des Monts, Musée d'horlogerie du Locle © Gold'Or


Des montres provenant d'entreprises suisses, voire même d'indépendants – il existe une catégorie «école» – s'inscrivent à ces joutes afin de se mesurer les unes aux autres. Durant plusieurs jours, les pièces subissent divers tests et mesures. Chaque montre doit atteindre deux fois successivement la norme ISO 3159, celle qui permet de porter la mention «chronomètre». Puis chaque pièce est soumise à des chocs violents et exposée à des champs magnétiques, dans le but d'imiter au mieux la «vie» d'une montre lorsqu'elle est au poignet de son possesseur. Au terme de ces crashs tests, une montre réussit les épreuves si elle passe une troisième fois le test de la norme chronomètre.

Un risque pour l'image

«Ces épreuves sont très exigeantes! Et il est parfaitement possible qu'une montre s'arrête, explique le président du Comité d'organisation de la compétition, Claude-Henri Chabloz. Il est clair que participer à notre concours représente, pour une marque, un réel risque pour son image, si elle se classe mal.» En effet, quoi de plus désagréable, pour une marque de Haute Horlogerie, d'avoir des montres reconnues pas précises? Surtout si la marque axe sa communication sur la fiabilité et la précision. Plusieurs changements ont été apportés au règlement du concours depuis sa première édition en 2009. Ceci afin d'attirer les grandes marques, sans doute refroidies par certains résultats. Rappelons que près des trois-quarts des montres avaient été éliminées en 2011!

 

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Principale nouveauté pour 2013: une montre qui s'est arrêtée mais est repartie (seul l'arrêt définitif est éliminatoire) durant l'une ou l'autre épreuve peut continuer le concours, mais ne pourra plus accéder au podium. Autre nouveauté majeure de cette troisième édition: les participants peuvent désormais s'inscrire de façon totalement anonyme. Une mesure introduite pour tenter d'attirer des participants parfois frileux à l'idée de venir concourir publiquement face à d'autres pièces.


Se mesurer sans s'exposer

En résumé, une marque peut désormais se mesurer… sans s'exposer, car seuls l'organisateur et elle-même auront connaissance du résultat. La marque en question ne pourra alors ni prétendre au podium, ni communiquer ses résultats, même s'ils sont excellents. «N'ayant pas pris de risque, on ne peut pas non plus gagner», commente Claude-Henri Chabloz. Mais alors, pourquoi appeler cela concours? Si la clause de l'anonymat peut paraître séduisante, ne vide-t-elle pas la compétition de tout son sens? Si le public ne peut pas prendre connaissance du véritable résultat, cela vaut-il vraiment la peine?

 

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Le délai de dépôt des candidatures est fixé au 31 janvier 2013, puis les candidats auront jusqu'au 30 mai pour déposer les pièces au Locle. Entre ces deux dates, le jury se réunira pour examiner la liste des inscriptions et vérifier que le règlement est respecté. Il devra notamment s'assurer que les pièces des mouvements composant les montres inscrites ont été fabriquées en Europe. Cette restriction géographique existe car «la structure du Comité d'organisation ne permettrait pas de faire face à plus d'une cinquantaine d'inscriptions, selon Claude-Henri Chabloz. Nous ne serions tout simplement pas assez nombreux pour gérer plus». Lors de la première édition, seize montres avaient participé, et dix-huit lors de la deuxième édition. On est donc assez loin de la limite de surcharge. Quant aux résultats, ils seront rendus publics le 24 octobre 2013.

Ainsi, l'adage selon lequel «l'important n'est pas de gagner mais de participer» prend tout son sens avec ce concours. Reste à savoir si le nombre d'inscrits pour 2013 sera à la hauteur des espoirs du comité organisateur et si les marques auront su saisir l'intérêt de la compétition.

 

 

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