Tribune de Genève - 23 mars 2009
ATS

Patek Philippe en or rose 18 carats, Réf. 1518, avec cadran spécial incluant des chiffres arabes émaillés, estimée entre CHF 600 000 et CHF 800 000 (Photo Antiquorum)
«Les estimations ont baissé de 25 % à 30 % en un an pour des objets comparables», observe le directeur général d'Antiquorum Genève.
Si tout se passe bien samedi et dimanche, l'ensemble devrait rapporter au moins 6,8 millions de francs, déclare William Rohr. Contrairement à l'habitude, le directeur ne se hasarde pas à communiquer l'estimation globale la plus haute.
«Le marché évolue rapidement, des acheteurs potentiels peuvent perdre de l'argent en bourse... Certains bien sûr sont ravis de voir les prix baisser mais la plupart restent frileux voire peureux», note M. Rohr. Pour lui, une montre de collection n'est pas nécessairement une valeur refuge.
Lors de sa prochaine vente genevoise, le numéro un des enchères de montres s'attend à ce que 40 % des acquéreurs proviennent d'Europe, de Russie notamment. Environ 30 % seront Asiatiques, 25 % des Etats-Unis et 5 % d'autres régions du monde.
Parmi les lots phares, une montre-bracelet en or rose assemblée en 1946 dans les ateliers de Patek Philippe. Objet très rare, ce chronographe pourrait se vendre au moins 600 000 francs.
Autre pièce remarquable, un chronomètre «Grande Complication» signée Audemars Piguet manufacturée il y a un an à peine. William Rohr s'attend à ce que cette montre en or blanc atteigne 450 000 francs.
240 diamants
Un chronomètre Rolex en or jaune attire aussi les regards. Sa particularité: 28 diamants-baguettes ornent la couronne du boîtier. En outre, 240 diamants et neuf saphirs parent sa lunette. Il n'existe que quatre exemplaires de cette montre. Celle-ci pourrait se monnayer plus de 120 000 francs.
En novembre dernier, Antiquorum avait dispersé à Genève pour 15,2 millions de francs de montres et autres pièces d'horlogerie. Un modèle datant de 1815 avait même été adjugé 2,6 millions.