Très attendue, la nouvelle publication vient enfin de sortir dans la langue de Molière. Elle occupera le segment haut de gamme du genre, avec la volonté de transmettre la culture horlogère et un certain art de vivre.
Dans le paysage de la presse horlogère, le nom de Révolution* est connu depuis déjà plusieurs années. Ce magazine de luxe a été fondé en 2004 à Singapour par Wei Koh et Bruce Lee, deux fous de montres comme il en existe tout spécialement dans cette région du monde. Tout de suite, Révolution a trouvé son public, même au-delà de Singapour. De nouvelles éditions ont donc été rapidement lancées en Asie, aux Etats-Unis, en Russie et en Italie. De son côté, l‘entité multimédia dédiée au luxe d‘Edipresse a également été conquise par cette démarche originale: c‘est la cinquième version sous licence qui sort aujourd‘hui, sous la houlette de Michel Jeannot, journaliste horloger chevronné qui répond aux questions de la Tribune de Genève.
De quelle envie est né le magazine «Révolution»?
Nous voulions parler de l‘horlogerie autrement, apporter un souffle neuf, bousculer un peu les conventions du genre. Nous voulons surtout sortir du microcosme de la branche et dans ce but, nous avons cherché des portes d‘entrée plus «lifestyle», avec des mises en scène et une approche volontairement artistique. Par exemple, dans ce premier numéro, on découvrira les sept péchés capitaux: la paresse, l‘orgueil, la gourmandise, la luxure, l‘avarice, la colère et l‘envie. C‘est une manière d‘aborder des thématiques horlogères plutôt complexes de manière attrayante et plus aisée.
«Révolution» s‘impose par son design et ses shootings somptueux. Le lectorat de la presse horlogère suisse et européen est-il prêt à adhérer à ce type d‘approche?
Je pense que oui, car le magazine est dense, avec ses 272 pages; nous parlons toujours de tradition et de technique, sauf que le traitement est moins classique. Je préciserai aussi que la majorité du contenu est élaborée par notre équipe en Suisse, berceau de l‘horlogerie. Dans le tiers des pages fournies par Singapour, surtout les
shootings, nous choisissons ce qui nous semble adapté à notre goût et à notre culture. De toute manière, nous voulons nous différencier de ce qui existe déjà sur le marché sinon la démarche n‘aurait pas de sens.
Comment voyez-vous le futur de «Révolution»?
J‘ai beaucoup stressé au cours de dernières semaines mais maintenant que le bébé est né, je me sens finalement libéré, même si je suis conscient du défi. Nous aurons bientôt une 2e édition qui sortira le 12 décembre, qui couvrira la période de Noël et celle du SIHH (ndlr: le salon de la haute horlogerie, qui se tiendra cette année pour la première fois du 19 au 24 janvier 2009). En outre, je sais qu‘Edipresse va encore lancer une version au Kazakhstan. La Révolution est bien marche, maintenant!
FLAVIA GIOVANNELLI
«Révolution» est tiré à 35 000 exemplaires dans sa version en français.
Il est disponible en kiosque et sur abonnement en Suisse, en France et en Belgique.
Pagination: entre 250 et 300 pages par numéro pour une publication trimestrielle.