Les entreprises les plus expérimentées ont procédé à moins de licenciements en remerciant davantage d'employés temporaires.
Tribune de Genève - 23 juin 2009
Philippe Rodrik avec ATS
L'horlogerie continue de recourir fortement au chômage partiel à Genève, comme dans le canton de Neuchâtel. Les licenciements collectifs restent limités, même si les annonces faites chez le genevois Franck Muller et le neuchâtelois Zenith ont frappé les esprits.
«Globalement, l'économie du bout du Léman, et notamment sa branche horlogère, continue de prendre des mesures de réduction des horaires de travail (MRHT)», indique Bernard Favre, secrétaire général adjoint du Département de la solidarité et de l'emploi (DSE). Ces dernières semaines, le processus s'accentue même dans l'ensemble de l'industrie.
Le tri grâce à la crise
La baisse de l'activité dans le secteur secondaire a toutefois été moins importante à Genève. «Le canton a des avantages concurrentiels et ils persisteront quand la reprise sera là», estime Bernard Favre. Ces avantages tiennent, selon le fonctionnaire, à la structure même de l'industrie.
«C'est une industrie de pointe. Elle emploie du personnel très spécialisé et très qualifié, poursuit Bernard Favre. Dans la sous-traitance horlogère, l'une des principales victimes de la crise, la situation n'est pas différente. Les sociétés actives dans ce domaine profitent d'un haut degré de spécialisation et tiennent donc à garder leur personnel.» Du coup, elles continueraient pour la plupart d'assurer aux collaborateurs la totalité de leur salaire.
La crise permettrait d'ailleurs de faire le tri, après cinq années de croissance exponentielle dans l'horlogerie. Les entreprises les plus expérimentées ou les plus solides ont évidemment les meilleures chances de tenir jusqu'à la reprise. Habituées à faire appel au travail temporaire, elles ont d'abord supprimé les emplois des intérimaires.
«D'une façon générale, les chiffres du chômage et de l'activité économique restent encore complexes à analyser», note Bernard Favre. Après une poussée des nouveaux inscrits au chômage pendant les premiers mois de l'année, leur nombre a nettement baissé en mai. «On revient à un niveau d'avant la crise.»
Retour vers l'emploi
En même temps, le retour vers l'emploi a concerné 810?personnes le mois dernier. Cette tendance s'est accélérée à Genève pour le septième mois consécutif, alors que les nouvelles offres d'emplois ont progressé de 65% en mai par rapport à avril et de 30% par rapport à mai 2008.
A Neuchâtel aussi, les entreprises font tout pour garder les compétences dont elles auront besoin pour relancer leur activité. «Les mesures de réduction de temps de travail répondent aux besoins de l'économie manufacturière, industrielle et d'exportation», relève Sylvain Babey, chef du Service cantonal de l'emploi.
La branche horlogère fait nettement plus appel au chômage partiel qu'aux licenciements collectifs comme ceux annoncés chez Zenith et Metalor. «Le canton de Neuchâtel enregistre néanmoins une moyenne de 30 à 40 licenciements par mois dans l'ensemble des entreprises, toutes activités confondues», relève Sylvain Babey.
Philippe Rodrik avec ATS

L'horlogerie continue de recourir fortement au chômage partiel à Genève, comme dans le canton de Neuchâtel. Les licenciements collectifs restent limités, même si les annonces faites chez le genevois Franck Muller et le neuchâtelois Zenith ont frappé les esprits.
«Globalement, l'économie du bout du Léman, et notamment sa branche horlogère, continue de prendre des mesures de réduction des horaires de travail (MRHT)», indique Bernard Favre, secrétaire général adjoint du Département de la solidarité et de l'emploi (DSE). Ces dernières semaines, le processus s'accentue même dans l'ensemble de l'industrie.
Le tri grâce à la crise
La baisse de l'activité dans le secteur secondaire a toutefois été moins importante à Genève. «Le canton a des avantages concurrentiels et ils persisteront quand la reprise sera là», estime Bernard Favre. Ces avantages tiennent, selon le fonctionnaire, à la structure même de l'industrie.
«C'est une industrie de pointe. Elle emploie du personnel très spécialisé et très qualifié, poursuit Bernard Favre. Dans la sous-traitance horlogère, l'une des principales victimes de la crise, la situation n'est pas différente. Les sociétés actives dans ce domaine profitent d'un haut degré de spécialisation et tiennent donc à garder leur personnel.» Du coup, elles continueraient pour la plupart d'assurer aux collaborateurs la totalité de leur salaire.
La crise permettrait d'ailleurs de faire le tri, après cinq années de croissance exponentielle dans l'horlogerie. Les entreprises les plus expérimentées ou les plus solides ont évidemment les meilleures chances de tenir jusqu'à la reprise. Habituées à faire appel au travail temporaire, elles ont d'abord supprimé les emplois des intérimaires.
«D'une façon générale, les chiffres du chômage et de l'activité économique restent encore complexes à analyser», note Bernard Favre. Après une poussée des nouveaux inscrits au chômage pendant les premiers mois de l'année, leur nombre a nettement baissé en mai. «On revient à un niveau d'avant la crise.»
Retour vers l'emploi
En même temps, le retour vers l'emploi a concerné 810?personnes le mois dernier. Cette tendance s'est accélérée à Genève pour le septième mois consécutif, alors que les nouvelles offres d'emplois ont progressé de 65% en mai par rapport à avril et de 30% par rapport à mai 2008.
A Neuchâtel aussi, les entreprises font tout pour garder les compétences dont elles auront besoin pour relancer leur activité. «Les mesures de réduction de temps de travail répondent aux besoins de l'économie manufacturière, industrielle et d'exportation», relève Sylvain Babey, chef du Service cantonal de l'emploi.
La branche horlogère fait nettement plus appel au chômage partiel qu'aux licenciements collectifs comme ceux annoncés chez Zenith et Metalor. «Le canton de Neuchâtel enregistre néanmoins une moyenne de 30 à 40 licenciements par mois dans l'ensemble des entreprises, toutes activités confondues», relève Sylvain Babey.
