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Répétition

Montre à sonnerie, qui indique les heures par une sonnerie lorsqu'on actionne un poussoir ou un verrou. Il y a plusieurs sortes de répétitions: Répétition à quarts, qui sonne un coup grave pour les heures et deux coups pour chaque quart, l'un grave l'autre aigu. Répétition à cinq minutes, sonne les heures, les quarts, et les cinq minutes. Répétition à minutes, sonne les heures, les quarts et les minutes. Grande sonnerie, sonne les heures et les quarts en passant (automatiquement) et répète la sonnerie entière par le jeu d'un poussoir. Répétition à carillon, où les quarts sont sonnés sur trois ou quatre timbres donnant des tons différents.Les répétitions à quarts et demi-quartsLa montre va tout d'abord se contenter de sonner les quarts. La paternité de cette innovation, apparue en Angleterre vers 1675, est à partager entre Edward Barlow, Thomas Tompion et Daniel Quare le bien-nommé. qui obtint un brevet en 1687. La montre est dite « à répétition à quart »lorsqu'elle sonne les quarts écoulés sur deux timbres. Les répétitions à demi-quarts seront plus précises, en indiquant, grâce à un coup bref sonné sur un seul timbre, le dépassement de la moitié du quart suivant. On sait, par exemple, qu'il est entre 3 h 15 et 3 h 22 si ne retentit, après le comptage des heures, que le seul double timbre du quart, et entre 3 h 23 et 3 h 30 si s'y ajoute un coup bref! De même, pour indiquer que trois quarts d'heure se sont écoulés, le double timbre retentira trois fois.Les répétitions à cinq minutesUn autre système consiste â faire retentir le double timbre non pas pour indiquer l'écoulement du quart d'heure, mais celui des cinq minutes. Ce double timbre retentira donc un maximum de onze fois dans une heure.Les répétitions minutesEn 1750, Thomas Mudge met au point un mécanisme qui permet, enfin, d'indiquer précisément les minutes écoulées. II reprend le système de comptage des quarts par double timbre, mais y ajoute le décompte précis des minutes écoulées par autant de coups brefs sur un seul timbre.Des sonneries à complicationsCes systèmes de sonnerie peuvent se déclencher automatiquement au passage de l'heure et/ou du quart, ou « à la demande », grâce à l'action d'un bouton poussoir ou d'une targette. Les horlogers ont bien sûr imaginé des mécanismes encore plus complexes. La montre est dite « à grande sonnerie » lorsqu'elle sonne au passage les heures et les quarts en répétant les heures à chaque quart, et, à la demande, répète les heures, les quarts et les minutes. La « petite sonnerie », qui peut être associée parfois à sa grande soeur, se « contente » de sonner automatiquement les heures et les quarts, mais sans répéter les heures aux quarts. Ceux qu'un tel tintamare effraierait peuvent le faire taire grâce à un verrou de blocage. dit « tout ou rien », ou plus simplement « silence ». Si l'invention des allumettes de sûreté en 1845 permet d'allumer sans risque bougies et autres lampes à pétrole pour enfin lire l'heure, la répétition minute va rester pour les maîtres horloger un défi. Alliée à d'autres complications, alarmes, indications astronomiques, calendrier simple ou perpétuel, chronographe... elle fait désormais la joie des amateurs de belles mécaniques tintinnabulantes dans les salles de ventes du monde entier.