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Contrefaçon

«Contrefaçon bas de gamme» Soit de fausses montres reconnues très facilement comme telles. Des pièces produites en Asie pour 2 à 3 dollars et vendues entre 20 et 50 dollars. Pour tous les types de contrefaçons, les marges bénéficiaires sont gigantesques et les contrefacteurs ne visent jamais la qualité, mais l'efficacité. «Contrefaçon haut de gamme» Elle est apparue dans les années 80. Il s'agit de montres produites avec des matériaux chers - l'or en particulier - et munies le plus souvent de mouvements à quartz d'aucune valeur. Longtemps installé en Turquie, en Italie et en Belgique, ce commerce a un lien direct et prouvé avec le crime organisé qui recycle ainsi son or dans les boîtes et bracelets de montres. Un important coup de filet en Italie, en 2001, a mené à l'arrestation de près de 100 personnes, à la découverte de quelque 40 000 montres contrefaites, de machines, de centaines de milliers d'euros et de kilos d'or. Cette opération aurait porté un coup sérieux aux contrefacteurs sur sol italien. Les mouvements avaient pour l'essentiel été produits et assemblés en Suisse avant d'être exportés illégalement en Italie. Les montres de cette catégorie sont le plus souvent vendues entre 800 et 1500 dollars.  «Contrefaçon de finitions similaires» Elle est apparue à la fin des années 1990 et se situe par ses caractéristiques entre les deux premiers types. Mais les montres se singularisent ici par des finitions extérieures à ce point soignées qu'il devient difficile de reconnaître les vraies des fausses sans ouvrir la pièce. A l'intérieur en revanche, un mouvement automatique chinois à 1 dollar! Installées le plus souvent en Chine - parfois au sein même des entreprises qui produisent des composants pour les marques suisses -, ces «finitions similaires» couvriraient plus de la moitié de l'ensemble des contrefaçons. Les montres, produites pour 10 ou 50 dollars, sont ordinairement vendues moins cher que celles de «contrefaçon haut de gamme», entre 200 et 1200 dollars.  «Contrefaçon de pièces de collection» Elle est la plus récente et la plus rare. Le principe consiste à acheter une montre véritable, à la démonter pour en faire quatre fausses: une avec le mouvement original, une avec le boîtier, une avec le bracelet et enfin une quatrième avec le cadran. Les éléments rajoutés sont parfois vieillis artificiellement. Ces opérations nécessitent un personnel extrêmement qualifié et un outillage de haut niveau. Les montres issues de ces productions sont vendues de plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers de francs. Inutile de préciser que les importants montants investis dans le travail dégagent malgré tout de mirobolants bénéfices.  Les contrefaçons - tout sauf une plaisanterie   Si la contrefaçon existe depuis l'antiquité, elle est surtout une caractéristique de l'époque contemporaine. La valeur des produits, bien davantage que dans le passé, dépend d'apports intellectuels (image de marque, design, invention technique), plus faciles à voler que des objets matériels et souvent plus attractifs pour les criminels. Cette forme moderne de criminalité atteint particulièrement les montres.Les contrefacteurs s'attaquent de préférence à l'apparence du produit, permettant des gains plus rapides que l'imitation des caractéristiques techniques. Les montres contrefaites présentent en général plusieurs éléments délictueux : reproduction illicite d'une marque, fausse indication de provenance, copie d'un design, le tout assorti de poinçons falsifiés et d'appellations mensongères ("chronomètre", par exemple).La cible favorite des contrefacteurs est le touriste. Par ailleurs, le développement de la vente à distance (presse, télévision, Internet) est également mis toujours plus à contribution par les contrefacteurs. Autant qu'ils le peuvent, les vendeurs de contrefaçons présentent celles-ci comme des produits originaux afin d'en retirer le prix le plus élevé.Le consommateur qui acquiert consciemment une contrefaçon peut être guidé par la curiosité, le snobisme ou ce qu'il croit être son intérêt. En réalité et dans tous les cas, il fait une très mauvais affaire et s'expose à de nombreux déboires :- il paie un prix excessif pour un produit sans valeur;- il se prive de toute garantie et de tout service après-vente;- il expose sa santé aux risques découlant d'un produit fabriqué sans respect des normes qualitatives (protection contre les allergies, contre la radioactivité de certaines substances etc.);- il doit s'attendre à l'intervention des autorités douanières lorsqu'il franchit une frontière; sa montre est alors saisie et il peut, dans bien des cas, être frappé en plus d'une amende.L'achat de contrefaçons contribue au fonctionnement de toute une économie clandestine, recourant à des méthodes révoltantes (exploitation de la main-d'oeuvre enfantine par exemple), torpillant les entreprises qui agissent correctement et créant du chômage en conséquence.Pour la protection des acheteurs et pour le maintien d'une industrie saine, il est indispensable de combattre énergiquement les contrefacteurs et leurs complices. C'est la lutte que mènent les services spécialisés des entreprises horlogères directement lésées ainsi que les services de la FH qui disposent également d'antennes dans le monde entier. De leur côté, les autorités reconnaissent toujours plus qu'il s'agit d'un fléau, contre lequel un arsenal puissant doit être forgé. Partout des lois sévères voient le jour et partout les douanes accentuent leur surveillance.ConseilsN'achetez une montre de marque que chez un représentant officiel de la marque et ne vous laissez pas tenter par de prétendues "bonnes affaires" proposées au coin d'une rue, sur une plage, dans des boutiques de second ordre ou sur certains dépliants publicitaires aux textes trop alléchants. N'oubliez pas que les moyens modernes de communications (télévision, Internet) requièrent du discernement de votre part. Céder à une suggestion tapageuse émanant d'une source douteuse, c'est s'exposer aux pires mécomptes. Et, bien entendu, n'achetez jamais sciemment et volontairement une contrefaçon, acte dangereux et irréfléchi.