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Richard Mille - RM 72-01 : complexe, mais on vous explique tout !

Richard Mille RM 72-01 : complexe, mais on vous explique tout !

Chez Richard Mille, de prime abord, tout semble technique et complexe. A mieux y regarder, on comprend que ses développements sont pourtant d’une rare évidence, voire nécessité. La RM 72-01 ne fait pas exception. WorldTempus vous explique tout – et c’est finalement très simple...

Voilà bien longtemps que l’on n’avait pas vu quelque chose de (vraiment) nouveau sur le chronographe. Il y a eu, récemment, la révolution Agenhor, avec le premier chrono à aiguilles centrales qui équipe aujourd’hui certaines Singer et H. Moser & Cie. TAG Heuer, évidemment, avec les fréquences stratosphériques de son Mikrograph, cadencé à 50 Hz. Le Triple Split de Lange & Söhne ou encore le MaxiChrono signé De Bethune. 

RM 72-01 : complexe, mais on vous explique tout !

RM 72-01, or rouge © WorldTempus/Olivier Müller

Richard Mille, en son temps, a attaqué le chronographe par un autre angle : le poids. Sa RM 50-03 faisait 38 grammes. La pièce était dévoilée en 2017. Mais ce que l’horloger gardait secret est que, dans la foulée, il s’attachait à revoir non plus l’habillage du chrono, mais son développement complet. Le résultat vient d’être dévoilé : bienvenue au chronographe flyback automatique RM 72-01. 

Divorce à l’amiable

Les problèmes techniques les plus évidents sont souvent les moins bien perçus. Le chronographe ne fait pas exception. De manière très simple, dans un chrono traditionnel, la roue des secondes du chronographe tire son énergie de celle du train de rouages. C’est une bonne idée car l’embrayage se déclenche ainsi très rapidement, avec peu de roues intermédiaires. C’est un système fiable, en prise directe, qui a fait ses preuves. Mais c’est aussi une mauvaise idée car, d’aucune manière possible, la roue des secondes ne saurait s’improviser source d’énergie pour quelque complication que ce soit, chronographe compris ! D’où l’idée de Richard Mille : découpler totalement la partie chrono de la partie horaire. 

RM 72-01 : complexe, mais on vous explique tout !

RM 72-01, titane © WorldTempus/Olivier Müller

Tous ensemble. Mais séparément. 

Au cœur de la RM 72-01, le chronographe ne s’alimente donc plus sur la roue de secondes : il tire son énergie directement du barillet. Qui plus est, la roue des secondes est découplée de celle des minutes, qui est à son tour découplée de celle des heures, grâce à nouvel embrayage développé ad hoc par Richard Mille. Chaque élément est donc indépendant en énergie et de ses pairs. 

Lorsque le chronographe est enclenché, un véritable ballet se met en mouvement : roue à colonnes, leviers d’embrayage et pignons oscillants, venant au final engrener avec leur mobile respectif (heures minutes, secondes). A l’image de trois personnes dans une même pièce, totalement indépendantes et qui, au top départ (enclenchement du chrono), se donnent la main et avancent en file indienne. 

RM 72-01 : complexe, mais on vous explique tout !

Mouvement © Jérôme Bryon

Le pourquoi du comment

Il y a plusieurs motivations à ce nouveau développement. Déjà, il réfute l’idée d’un chrono qui s’alimentait à la roue de secondes. Le procédé était tellement éprouvé que l’on n’y prêtait plus guère attention. Il n’en reste pas moins un non-sens technique : en automobile, lorsque l’on veut de l’énergie, on va à la batterie. Pas à la boîte de vitesse. 

Puisant sa force directement au barillet, le chronographe est également plus puissant, moins sujet aux variations de puissance de la roue des secondes, mais aussi aux chocs et désagréments qui pouvaient l’affecter. Qui plus est, la dissociation de la fonction chronographe de la fonction horaire n'affecte presque pas la marche du mouvement lorsque le chronographe est enclenché. Traduction : la réserve de marche de la RM 72-01 (50 heures en l’occurrence) est donc toujours la même, que le chronographe soit enclenché ou pas. 

Enfin, ce mécanisme est moins encombrant que la plupart de ceux actuellement en service. Reste que la pièce, avec 425 composants, est d’une rare complexité. En horlogerie, complexité rime souvent avec fragilité. Mais en termes de robustesse, Richard Mille n’a plus grand-chose à prouver...

 

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