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Patek Philippe - Métiers d’art rares

Patek Philippe Métiers d’art rares

Examinons la complexité des métiers d'arts utilisés dans la collection spéciale Patek Philippe de la "Grand Exhibition" de New York en 2017.

Chaque année à Baselworld, Patek Philippe expose une collection composée de pièces uniques de pendulettes dôme et de montres de poche à l’intérieur de son stand. Mais ce n’est que vers la fin de l’année que l’entreprise familiale publie un merveilleux livre présentant les techniques exceptionnelles utilisées pour leur fabrication. Dans cet article, j’explore les techniques employées pour les montres produites exclusivement pour la Grande Exposition Patek Philippe tenue chez Cipriani au centre de Manhattan durant l’été 2017.

Trois pendulettes de table en forme de dôme, toutes des pièces uniques, ont été créées pour l’exposition, chacune interprétant un thème typiquement américain et utilisant des techniques d’émaillage différentes. Le modèle « Chercheurs d’or » évoque l’aventure de la ruée vers l’or avec de l’émail cloisonné, qui implique l’utilisation de fil d’or (1,6 mètre de fil avec une coupe transversale de seulement 0,2 x 0,6 mm dans ce cas) pour créer des cloisons (d’où le nom de la technique) accueillant 78 couleurs différentes d’émaux transparents, translucides et opaques.

La pendulette « Pont de Brooklyn la nuit » représente une vue célèbre de Manhattan avec la technique de l’émail grisaille. Un mélange d’émail noir et bleu appelé « Blanc de Limoges » est utilisé pour créer l’effet monochrome. A noter l’utilisation de poudre d’or pour les fenêtres illuminées des gratte-ciel et la reproduction du ciel nocturne sur le dôme, scintillant de 142 paillettes en or et 10 en argent en guise d’étoiles. Le cadran de la pendule s’inspire de l’horloge de la gare Grand Central; il arbore une section centrale décorée en émail cloisonné, des aiguilles luminescentes et des chiffres romains en émail blanc sur un fond en émail noir.

Rare handcrafts

« Pont de Brooklyn la nuit » © Patek Philippe

Une pendulette exceptionnelle « Baseball » rend hommage à l’un des sports américains les plus populaires et séduira les amateurs de cartes postales de baseball anciennes, puisque chaque panneau contient une image inspirée de ces cartes, faite en oxyde de manganèse sur un fond en émail coloré. La partie antérieure de l’horloge est en forme de tableau d’affichage de baseball en argent doré avec une décoration guillochée et une balle de baseball au centre. Battes de baseball, casquette et drapeau avec détails en émail champlevé complètent ce côté qui présente des chiffres arabes spécialement développés pour cette pendulette dôme unique en son genre.

Rare handcrafts

Baseball © Patek Philippe

Patek Philippe a réalisé une collection de neuf pièces uniques de montres de poche pour la Grande Exposition de New York, recourant à des métiers d’art rares comme la gravure à la main, la peinture miniature, l’émaillage et la marqueterie de bois pour créer des tableaux évoquant différents aspects de l’histoire et de la culture américaines.

La gravure manuelle pour une seule pièce peut prendre entre deux et quatre semaines, tandis que le travail d’émaillage peut nécessiter jusqu’à 20 couleurs et 20 passages au four pour chaque pièce (à des températures différentes pour des pièces différentes). Les spécialistes en marqueterie de bois travaillent avec des centaines de pièces minuscules faites avec jusqu’à 20 sortes de bois différents, chaque pièce étant choisie pour sa couleur et minutieusement découpée à la main à la forme voulue. Cette technique fait vivre des images de nature morte comme l’aigle chauve et les chevaux sauvages, mais semble presque irréelle lorsqu’elle est appliquée à l’image d’un Indien d’Amérique fait de 304 minuscules morceaux de bois.

Rare handcrafts

Portrait d'un Indien d'Amérique © Patek Philippe

Patek Philippe a aussi créé quatre éditions strictement limitées de seulement dix montres bracelets réunissant le boîtier Calatrava Réf. 5089 et les métiers d’art, encore une fois avec des images profondément ancrées dans l’histoire et la culture américaines. Le modèle « Jazz » représente le célèbre club de jazz de New York, le Blue Note, et les premières mesures de la Petite Fleur de Sidney Bechet en peinture miniature sur émail, avec les silhouettes des buildings de Manhattan gravées à la main sur l’émail noir, rendant effectivement unique chacune des pièces de cette édition limitée à 10 exemplaires. Les modèles « Grand Canyon » et « Rodeo » comportent tous deux de la marqueterie de bois de 20 types de bois différents pour recréer le monument national et le sport typiquement américain sur leurs cadrans.

La collection est complétée par la « Sheridan Style », inspirée par une technique particulière de sculpture du cuir que l’on trouve aux Etats-Unis et au Mexique. Cette technique ne fonctionne qu’avec du cuir « pleine fleur » tanné végétal qui peut absorber l’eau. Sur le cadran de la montre « Sheridan Style » cette technique est reproduite par de la gravure à la main et du martèlement sur une base en or de seulement 0,3-0,4 mm d’épaisseur. Le cadran est ensuite recouvert d’un émail transparent brun doré pour imiter la couleur du cuir.

Cette collection capsule pour la Grande Exposition de New York représente seulement une partie de tous les modèles réalisés par Patek Philippe en 2017 avec des métiers d’art rares. Nous parlerons des autres modèles, qui utilisent d’autres techniques d’émaillage, de peinture miniature, de porcelaine, de cristaux gravés et de haute joaillerie dans un article ultérieur.

 

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