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Only Watch 2015 - Interview de Luc Pettavino

Only Watch 2015 Interview de Luc Pettavino

A l’occasion de la vente aux enchères caritative Only Watch qui s’est déroulée samedi passé à Genève, WorldTempus s’est entretenu avec Luc Pettavino, Président de l’Association Monégasque contre les Myopathies et organisateur d’Only Watch.

Pouvez-vous me dire quelques mots sur Only Watch ?
Tout d’abord, nous faisons cela pour une grande communauté de gens qui sont merveilleux, comme souvent le sont les gens atteints de maladies importantes. Ils dégagent quelque chose de plus, ont un chemin de vie complexe mais sont en général prêts à l’affronter. Pour nous qui vivons avec eux, ils sont une grande source de sagesse.
Ensuite, on se dit que tout cela, on le fait évidemment pour nos enfants, mais aussi pour la prochaine génération. C’est un peu comme tous les gens qui se sont battus pour quelque chose et qui ne savent jamais si les fruits de leur bataille vont être pour eux ou pas, mais que s’ils s’engagent, c’est qu’ils ont intégré le fait que c’est une démarche complètement altruiste. A l’heure actuelle, on parle beaucoup d’économie de marché, où l’argent est roi... Avec Only Watch, l’argent n’est pas une fin en soi, mais un moyen.

La collection Only Watch 2015 compte 44 montres, un record. Comment se passe “les inscriptions”?
Il y a des marques que l’on sollicite, car elles ont une valeur sur le marché, historique, artisanale ou qualitative et puis, il y a des marques qui viennent à nous. La démarche est alors très simple: comme je ne suis pas expert horloger, je m’entoure d’avis, pas toujours les mêmes d’ailleurs. Et je sens bien qu’il y a une perception nette après consultation : c’est un go ou un no go. Je suis également transparent dans mon discours avec les marques, je leur explique bien le jeu. En participant à Only Watch, les manufactures horlogères s’exposent. Il y a une vente aux enchères avec de vrais prix et donc, une certaine prise de risque.

Only Watch fête ses 10 ans cette année. Que pensez-vous de son succès ?
Je me dis que chaque fois, c’est une surprise que les gens acceptent à nouveau de participer, je ne le prends jamais pour acquis. Je sais que les gens ont compris qu’Only Watch est comme la vie, imparfaite. Année après année, je tire les conclusions de ce qui s’est bien ou mal passé et de ce que je peux améliorer. Je suis très fier et touché que les gens fassent confiance à une parole et à une énergie que je transmets. Si je dis « me font confiance », cela voudrait dire que je gonfle mon ego alors que je ne suis que le chef d’orchestre.

Quelles ont été les actions entreprises avec le fond Only Watch?
Nous avons fait beaucoup de choses. Nous avons soutenu la recherche fondamentale et la recherche appliquée. Nous avons ouvert un laboratoire au Centre Scientifique de Monaco. Comme nous nous approchons des thérapies, nous avons créé des biotechs et déposé des brevets. Nous jouons le rôle d’une entreprise sans retour financier, en se structurant dans le but de protéger les savoir-faire et pour amener ces possibles projets thérapeutiques le plus loin possible vers le médicament. En espérant que d’autres – les grandes entreprises pharmaceutiques – prennent le relais par la suite.

Comment voyez-vous l’avenir ?
La pathologie de mon fils Paul nous a amené vers une approche très carpe diem. A chaque jour suffit sa peine. On a des projets, on a des perspectives, on a des rêves, mais finalement seul compte l’instant présent.

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