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Audacieux mais discret - Le charme discret du tourbillon

Audacieux mais discret Le charme discret du tourbillon

D’ordinaire exhibé, le tourbillon a une seconde vie, tapi contre le poignet. Les marques qui se refusent l'avantage de le montrer à tous les regards sont une poignée, qui vient de s'élargir.

Il n'y est pour rien, il ne l'a pas choisi et il n'était pas destiné à le devenir. Mais le tourbillon est un exhibitionniste systématique. Si une montre en possède un, il est visible. A travers une ouverture du cadran, au milieu d'un squelettage, et au cas où ce serait pas assez clair, on le rappelle en inscrivant son nom sur le cadran. Plus de cinquante marques exploitent ostensiblement l'avantage commercial que cette complication représente. A cela il existe trois exception très notables. Trois marques qui ne montrent pas leur tourbillon, qui le réservent à leur seul propriétaire ou au cercle de proches à qui il choisit de le montrer. Trois maisons qui ne sont pas nécessairement des modèles de discrétion ou de sobriété, mais qui considèrent à juste titre que cet organe réglant rotatif mérite de vivre bien caché à l’abri du poignet.

Le charme discret du tourbillon

Alfred Helwig Tourbillon 1920 © Glashütte

Chronologiquement, déjà, il faut noter que les tourbillons ont été cachés pendant près de 200 ans. Ils n'ont pas été produits en masse mais il faut tout de même se rappeler que ceux de Breguet, Omega, Jaeger-LeCoultre pour ne citer qu’eux, étaient invisibles parce l'idée saugrenue de trouer un cadran ne serait alors venue à personne.

Puis dans les années 2000, Patek Philippe a renoué avec une production significative de cette complication, au moment où le tourbillon devenait la star omniprésente de la haute horlogerie. La marque n'avait alors vraiment aucun goût pour l'ostentation, et gardait une ligne esthétique très sobre. C'est en toute logique caché à l’arrière de sa ref.5101 que le premier tourbillon de l'ère moderne Patek Philippe a fait son apparition. Pour faire écho à sa production de montres de poche à tourbillon, essentiellement des pièces de concours, la marque a gardé l’habitude d'écrire le numéro de série du calibre sur le cadran, dans la petite seconde qui se trouve au-dessus du tourbillon. Et par la même occasion y a écrit ce mot en toutes lettres. Mais ils sont restés systématiquement côté fond, sans ouverture, sans squelettage jusqu'à l'arrivée de la 5303R Minute Repeater Tourbillon Singapore 2019, puis de la ref. 5303R de 2020. Sur ces modèles squelette et au cadran saphir, on distingue l'organe réglant par l'arrière, mais il n'est pas exhibé pour autant.

Le charme discret du tourbillon

Ref 5101 © Patek Philippe

Plus surprenant par contre, le tourbillon de Panerai, logé dans le calibre P.2005, n'a jamais été rendu visible, à part dans des éditions squelettées. Pourtant, la marque n'a jamais reculé devant les effets de manche et en prime, il y avait du spectacle. Logé transversalement, ce tourbillon tourne dans le plan vertical mais surtout, à la vitesse d'une rotation toutes les 30 secondes. Il ne s'est même pas toujours signalé par une inscription sur le cadran. Le disque caché à l’intérieur de la petite seconde à 9 h, marqué par un point qui tourne en 30 secondes, en est le seul signe de reconnaissance infaillible. Puis sont venues de nombreuses itérations squelettées, comme les diverses versions de la Scienzato, où il n'était plus question de cacher quoi que ce soit.

Le charme discret du tourbillon

Luminor © Panerai

Puis en 2020, Glashütte Original s'est joint au concert. La marque est une nouvelle venue au concept, puisque ses tourbillons étaient jusque là bien exposés au regard. Ils étaient et sont encore tous volants. La marque célèbre d’ailleurs le centenaire de cette invention et a nommé sa nouveauté en hommage au créateur du tourbillon sans pont supérieur, enseignant à l'école d’horlogerie de Glashütte, Alfred Helwig. La nouvelle Alfred Helwig Tourbillon 1920 se remarque par un niveau de classicisme, de discrétion, de sobriété que les marques saxonnes atteignent rarement. Le mouvement est épatant dans sa structure et ses finitions, mais il faut impérativement retourner la boite en or rose de 40 mm pour y avoir droit. On reconnaît la structure de platine 3/4, très couvrante, qui masque le haut du calibre 54-01, et pour une fois, elle est montée sur des piliers pour dégager de la hauteur pour le tourbillon. Glashütte Original a aussi décidé que pour vivre heureux, le tourbillon doit vivre caché... mais pas totalement non plus puisque le mot est ici aussi inscrit dans la petite seconde à 6 heures.

Le charme discret du tourbillon

Calibre 54 © Glashütte

Les marques

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