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MB&F - MB&F x Eddy Jaquet

MB&F MB&F x Eddy Jaquet

Le projet d'une vie pour un graveur d'exception.

Au cours de ses 15 années d’existence, MB&F s’est associée avec certains des horlogers les plus talentueux de notre époque – dont Kari Voutilainen, Éric Coudray, Stephen McDonnell, Jean-Marc Wiederrecht et Stepan Sarpaneva pour n’en citer que quelques-uns. Avec des créateurs et des artistes également, du collaborateur de longue date Éric Giroud à l’anticonformiste Alain Silberstein, en passant par le sculpteur Xia Hang et le peintre contemporain Sage Vaughn. Aujourd’hui, pour la première fois, MB&F met en lumière le travail d’un artisan traditionnel, via l’édition limitée LM Split Escapement « Eddy Jaquet » : une série de huit pièces uniques représentatives de l’imagination et du savoir-faire extraordinaires du fameux graveur dans l’illustration des romans de Jules Verne.

À PROPOS DES GRAVURES

Pour chaque pièce unique, le célèbre graveur Eddy Jaquet a lu (ou relu dans certains cas) l’œuvre originale et regardé toutes les créations importantes qui en découlent, notamment les illustrations originales publiées (qui auraient été approuvées par Jules Verne) et les films. Il a ensuite créé ses propres esquisses originales sur des modèles de platines-cadrans, en représentant les scènes clés de chaque histoire et, parfois, en conjuguant plusieurs tableaux pour créer une fresque graphique narrative.

Par exemple, sur la platine-cadran inspirée par Vingt mille lieues sous les mers, le sous-marin Nautilus dérive dans les profondeurs de l’océan en un lieu non précisé et deux piliers en ruine, placés juste au-dessus de l’indicateur de réserve de marche, évoquent la scène où le capitaine Nemo et son équipage explorent la cité perdue de l’Atlantide. Quant à la platine-cadran inspirée par le Voyage au centre de la Terre, elle réunit des scènes qui représentent les protagonistes descendant à l’intérieur de la planète, les eaux souterraines grouillantes de vie préhistorique et, au loin – révélation de l’intrigue ! –, le volcan en éruption qui provoquera le retour à la surface à la fin du roman.

La création de ces scènes d’une grande richesse sur des platines-cadrans au diamètre limité a posé des défis spécifiques, certains qu’Eddy Jaquet avait pu anticiper et planifier, d’autres pour lesquels il a été obligé de trouver des solutions en cours de gravure. Lorsqu’il travaillait sur la première platine-cadran à graver, la pièce inspirée par Cinq semaines en ballon, il disposait de notes détaillées comprenant des observations sur les variations d’épaisseur. Bien que plate en surface, la plaque était très irrégulière au verso, creusée à différents endroits pour accueillir les divers composants du moteur de la LM Split Escapement.

MB&F x Eddy Jaquet

MB&F x Eddy Jaquet © MB&F


Dans certaines parties, la platine-cadran avait 1,15 mm d’épaisseur, ce qui laissait à Eddy Jaquet suffisamment de matière pour graver même en profondeur. Dans trois zones particulièrement vulnérables, il ne disposait que de 0,35 mm d’épaisseur, ce qui l’a obligé à travailler avec une extrême prudence tout en s’assurant que l’esthétique générale de la gravure, très détaillée, ne soit pas compromise.

Dans ses notes sur ce même projet, Eddy Jaquet mentionnait les trois zèbres, visibles au centre du cadran de la date, qui se rafraîchissent tranquillement à un point d’eau de la savane africaine. Ne figurant pas sur l’esquisse initiale, ils ont été ajoutés tardivement dans le processus de gravure afin de parfaire l’équilibre esthétique. En conséquence, Eddy Jaquet a dû ajuster le positionnement des deux hippopotames à proximité. Preuve que la souplesse et la capacité d’adaptation étaient essentielles à ce projet délicat.

Eddy Jaquet a souvent recours à des traitements noircissants pour attirer l’attention sur certains éléments du cadran et renforcer la puissance dramatique d’une scène. Au lieu de la technique plus courante qui consiste à appliquer uniformément un revêtement sombre, avant de le retirer partiellement pour créer les contrastes voulus, Eddy Jaquet a choisi une méthode nettement plus exigeante (et finalement plus esthétique). À l’aide d’un stylo de galvanoplastie pour bijoutier, il a appliqué minutieusement une solution contenant des ions d’alliage de rhodium foncé sur chaque platine-cadran. Pour cette technique, le rhodium normalement blanc argenté est allié à un mélange secret d’autres métaux afin de produire un revêtement gris foncé chatoyant.

En utilisant le stylo de galvanoplastie comme un pinceau d’artiste, pour appliquer la solution en plusieurs couches et utiliser sa tendance naturelle à épouser les creux et reliefs du cadran, Eddy Jaquet a pu créer une grande variété de tons gris et représenter des textures et effets de lumière différenciés conformément à la description de Jules Verne.

MB&F x Eddy Jaquet

MB&F x Eddy Jaquet © MB&F


À PROPOS DU MOTEUR DE LA LEGACY MACHINE SPLIT ESCAPEMENT

Outre la grande surface disponible pour la gravure sur la platine-cadran, la Legacy Machine Split Escapement est particulièrement bien appropriée au projet réalisé avec Eddy Jaquet. Dotée de l’échappement exclusif développé par le maître horloger Stephen McDonnell pour MB&F et présenté pour la première fois dans la Legacy Machine Perpetual, la LM Split Escapement est la création idéale pour arborer les gravures inspirées par Jules Verne – dont les histoires ne sont rien d’autre que des invitations à s’échapper de la réalité. De plus, la collection Legacy Machine est avant tout le fruit d’une idée audacieuse de Maximilian Büsser, le fondateur de MB&F : quelle montre aurait-il créée s’il était né en 1867 au lieu de 1967 ? Le lien avec Jules Verne permet de boucler la boucle.

Le cœur de toute machine MB&F est double. Il y a un côté symbolique, son inspiration et son histoire, et un côté concret, son oscillateur mécanique. Dans la Legacy Machine Split Escapement, les deux aspects fonctionnent en harmonie pour révéler le but essentiel.

La première Legacy Machine évoquait l’émerveillement et l’optimisme qui régnait dans les Expositions universelles de la fin du XIXe et du début du XXe siècles. Le mécanisme qui donne son nom à la LM Split Escapement véhicule ce mélange exaltant d’émotions, un effet obtenu grâce à un grand écart par rapport à l’ordre établi en horlogerie. Avec l’ancre, les palettes en rubis et la roue d’échappement placées de l’autre côté du mouvement, la LM Split Escapement amplifie l’impact de son énigmatique balancier. Tel un illusionniste, elle efface soigneusement toute trace des mécanismes moteurs de son opus spectaculaire.

La sensibilité du balancier et le rôle majeur qu’il joue dans la chronométrie constituent généralement une raison suffisante pour que les horlogers ne s’éloignent pas trop des conventions en matière d’échappements. Selon la pure théorie mécanique, le point d’impulsion doit être aussi proche que possible de l’oscillateur, ce qui explique en grande partie pourquoi les organes régulateurs se présentent sous leur forme actuelle : des composants compacts de hauteur limitée, avec les palettes d’impulsion positionnées juste en dessous du balancier et du spiral.

Pourtant, la distance entre le balancier et les palettes atteint 11,78 mm, longueur de l’axe qui traverse le mouvement et dépasse du cadran pour supporter l’oscillateur. Un axe allongé augmente la probabilité de perturber les oscillations et, comme il est continuellement en rotation, de générer des déformations. L’inertie du balancier et la rigidité de l’axe sont essentielles dans cette délicate configuration. Pour assurer une parfaite chronométrie, le moteur de la LM SE a été conçu avec une grande précision.

Malgré les difficultés techniques surmontées pour créer le « split escapement », le moteur de la LM SE est conçu dans un esprit mêlant esthétique et classicisme. Il est admirablement symétrique, avec des ponts qui encadrent les composants sous-jacents et encerclent en douceur les chatons en or et les trous chanfreinés des rubis, Et comme dans tout exercice exécuté à la perfection, aucun effort n’est perceptible. On ne voit que de l’élégance et de la simplicité. En cherchant à véhiculer l’inventivité époustouflante, la cohérence créative et l’audace de Jules Verne, MB&F et Eddy Jaquet n’auraient pas pu choisir une pièce autre que la Legacy Machine Split Escapement.

Les montres sont disponibles à la M.A.D Gallery.

 

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