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Girard-Perregaux - Back in Time :  « Laureato »

Girard-Perregaux Back in Time : « Laureato »

Créée en même temps que le concept de montre « sport-chic », la Laureato est née simple, devenue compliquée, avant de revenir à ses sources. Trajectoire d’une jeune fille de bientôt 45 ans.

La Laureato est née en 1975 sous les traits du designer maison de Girard-Perregaux, Adolfo Natalini. Son nom réserve quelques parts de mystère. On l’attribue soit à un distributeur italien qui aurait particulièrement apprécié le film « Le Lauréat » de Mike Nichols avec Dustin Hoffman et Anne Bancroft. Soit, de manière plus prosaïque, aux résultats que cette montre aurait eus comme lauréate de ses premiers tests de chronométrie. 

La pièce propose d’emblée un bracelet intégré, une lunette octogonale très inspirée des travaux de Gérald Genta, un boîtier et un bracelet alternant subtilement les surfaces mates et polies. Elle se positionne déjà comme la candidate idéale à la mode des montres « bi-ton » qui allait progressivement s’imposer. 

Back in Time :  « Laureato »

La Laureato et son designer

Back in Time :  « Laureato »

La Laureato originale, 1975

Evolutions progressives

Dans les années 80, la Laureato revient en grande partie au quartz. Le mouvement est plus fin, la montre l’est donc aussi. Les aiguilles suivent la marche : très fine, sans plus de matière luminescente. La pièce ne regagnera son « SLN » (Super-LumiNova) que dans les années 90. La révision de 1984 apportera quant à elle ses premières complications à la Laureato. 

En 1995, pour les 20 ans du modèle, la marque décide de relancer la Laureato. Le mouvement est le Cal. 3100 de 11,5 lignes, automatique, à trois aiguilles et date. Ce modèle sera suivi d’une version chronographe en 1996 puisque Girard-Perregaux a, un temps, produit une nouvelle série limitée de Laureato pour chaque année olympique (J.O. 1996, Atlanta). A noter qu’en 1997, le prix moyen d’une Laureato est de 4’150 CHF. Il est actuellement de 10'800 CHF pour une trois aiguille en acier sur bracelet cuir. 

Back in Time :  « Laureato »

Seconde grande évolution, la Laureato Tourbillon Trois Ponts saphir automatique, boitier et bracelet titane, lunette platine © Girard-Perregaux

En 2005, on note une version plus sportive encore de la Laureato, nommée Evo3, la troisième grande évolution du modèle. L’or rose s’y combine avec du cuir, le titane avec du caoutchouc. Un chronographe joufflu (44 mm) se voulait tout terrain mais n’a guère su trouver sa place de manière pérenne. Enfin, on notera une curiosité en 2010 : Girard-Perregaux fêtait les 40 ans de l’invention du quartz, dont la maison fut l’une des instigatrices, avec une Laureato Quartz limitée à 40 pièces moyennant une addition passablement salée de 11'000 CHF. Néanmoins, on retrouvait sur cette création un style plus léger, des aiguilles affinées, une lunette octogonale adoucie – en somme, de quoi refaire basculer la Laureato « Sport Chic » davantage du côté chic que sport. 

Back in Time :  « Laureato »

Troisième grande évolution, la Laureato Evo 3 chrono quantième perpétuel automatique, qui existait en acier, titane, titane lunette or rose et tout or rose © Girard-Perregaux

 

Retour aux sources

En 2016, la collection revient à nouveau sur le devant de la scène. L’idée est de revenir au plus proche de la version originale. On retrouve sur cette nouvelle version la fameuse lunette octogonale, l'intégration du bracelet souple et sans cassure, ainsi que la subtile alternance entre le poli et le satiné. Le mouvement est automatique (GP 3300). 

Aujourd’hui, la pièce est animée par un mouvement GP01800 et non plus 3300, bien que ce dernier existe toujours dans la collection 1966. La différence ? Le GP01800 actuel de la Laureato fait 13 ¼ lignes (30 mm), il occupe donc bien mieux les 42 mm de la boîte que les 11 ½ lignes (25 mm) du GP01800. La Lauretao actuelle gagne au passage en réserve de marche (54h).

Back in Time :  « Laureato »

La Laureato actuelle © Girard-Perregaux

Ressemblances...

Dans son esprit général, la Laureato actuelle est donc véritablement au plus proche du modèle original. 1975 ou 2019, elle reste une pièce sport chic. Elle a préservé son bracelet intégré, ses alternances de surfaces polies et satinées, son cadran « Clou de Paris », sa date à trois heures. On note que les aiguilles bâtons avec SLN semblent pérennes, légèrement plus larges mais c’est en phase avec le diamètre lui aussi plus large. 

...et différences

Le caractère bi-ton est toujours présent en collection mais pas uniquement, la part belle allant aujourd’hui aux boîtiers 100% acier ou or. La céramique a aussi fait son apparition entre temps. Le mouvement de 1975 était à quartz (cal. 350 puis 705), celui qui domine les collections de 2019 est mécanique. La Laureato a revu ses index (empreints de SLN), l’assise de sa fameuse lunette, et la couronne a été légèrement agrandie pour être mieux en proportion avec la boîte. La pièce s’est donc adaptée à son temps, par petites retouches. La collection globale est toujours très (trop ?) étoffée (tourbillon, chronographe, « summer edition », squelette, QP, trois ponts, 34, 38, 42 ou 43 mm, etc.) mais le modèle iconique, 3 aiguilles date automatique, reste une valeur extrêmement sure. 

 

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