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Et pourquoi pas... ? - Le "bling" et la Grand Seiko SBGC 230

Et pourquoi pas... ? Le "bling" et la Grand Seiko SBGC 230

Bling. Voici donc un mot que l’on préfère ne pas évoquer lorsque l’on parle de montres. Et pourtant, il est important, et même intéressant.

Le mot bling vient du jamaïcain et s’est rapidement installé dans le monde hip hop, puis rap, pour évoquer les bijoux portés par les musiciens. Il s’est ensuite fait sa place dans le vocabulaire populaire et définit maintenant un style, un look et une attitude. 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le « bling » divise. Il y a peut-être un bon et un mauvais bling. 

Commençons par le mauvais, ou du moins, celui que je peux « considérer » comme mauvais. Les rappeurs aux casquettes enfoncées jusqu’aux yeux, les images d’Instagram chargées en billets, montres pavées de diamants et clés de supercars, le tout mis en scène dans des chambres aux dorures définitivement bling-bling : ce bling-là est un mélange d’excès, de complexe et de vulgarité. D’autant plus que souvent, ces déballages de richesses ne sont qu’un étalage de contrefaçons, souvent dénoncées par quelques « chasseurs de faux » présents sur le Net. Ce bling vulgaire ne peut cependant pas être ignoré. Car il est réel et je peux vous dire qu’il est même vénéré dans les rues de notre grande mégalopole voisine, Los Angeles. 

Après le top du mauvais goût, il y a un bling intermédiaire, ni trop nul, ni acceptable, plus commun. 

C’est l’attitude de ceux qui veulent paraître, se montrer et afficher leur réussite. Moins extrême, il n’en est pas moins réel, voire plus dérangeant. C’est l’addition – sans style - de marques, l’achat d’une montre « parce que c’est une Rolex » et pas parce que l’on respecte l’histoire horlogère ou les chirurgies esthétiques peu subtiles qui se voient à 100 m.  

Ce qui est fascinant dans le bling, c’est que ce n’est pas uniquement un objet. C’est bel et bien une attitude. 

Prenez par exemple Patek Philippe. Les pubs de la marque montrent le plus souvent une jolie famille qui pourrait habiter à Cologny, Neuilly ou sur la 5ème Avenue. Pourtant, la marque est une vraie icône bling ! Pareil pour l’Offshore d’Audemars Piguet ou – bien sûr – Rolex. 

On peut donc rendre « bling » à peu près n’importe quoi. Mais le bling peut aussi s’avérer fort sympa, amusant même, à l’instar de Rocket Man, Elton John. 

Voici donc un parfait exemple de bling qui séduit. De bijoux ostentatoires, mais teintés de classe, de recherche stylistique et surtout de prise de distance. Chez Elton, Chopard ou Cartier deviennent du bling cool. Et Rocket Man célèbre même la marque dans un de ses hits. 

Mais Elton n’est pas le seul. Il y a quelques mois, c’était Adrian Levine qui exhibait une Rolex Daytona Rainbow lors de la mi-temps du Super Bowl. Et les stars qui sont parfois aperçues avec des montres « chargées » sont nombreuses. 

Alors, se pose une autre question. Le bling est-il par nature lié avec le star système ? Peut-être, puisqu’il suppose de posséder des pièces très coûteuses. 

Mais je pense aussi que le bling peut atteindre tout le monde. Il y a mon bling, notre bling. Car nous avons toutes et tous un peu de ce côté exhibitionniste, provocateur, que les Américains qualifièrent de « in your face » (« dans ta gueule »). 

Dans un monde de plus en plus standardisé, contrôlé, voire aseptisé, le bling est peut-être une forme de résistance stylistique qui vient déranger la bienséance. C’est un message égoïste certes, mais aussi un moment où l’on se dit : « je me fais plaisir et je me fiche de ce que pensent les autres ». Je suis certain que vous vous retrouvez dans cette phrase. Que vous imaginez même les moments où vous avez ressenti ça et le sourire que vous aviez ;)

Oui, le bling libère et c’est pour cela qu’il séduit aussi. J’ai lu un jour que la pornographie, c’était l’érotisme des « autres ». Pareil pour le bling. C’est la provocation des « autres ». 

Alors pour un - court - moment, réveillons le bling qui est en nous et admirons une belle montre, issue d’une marque fort éloignée de l’imagerie bling, mais qui vient de sortir une pièce incroyable, provocante, amusante, qui mérite notre attention. 

Je vous présente la Grand Seiko SBGC 230 !

Pourquoi Grand Seiko ?

J’ai déjà évoqué la marque de haute horlogerie japonaise dans mes "Et pourquoi pas... ?".

L’horlogerie japonaise produit de magnifiques montres et, au moment où nous célébrons les premiers chronographes automatiques suisses, il ne faut pas oublier qu’à l’Est, en 1969, les Japonais de Seiko proposaient aussi un chronographe automatique de facture exceptionnelle. 

Le Japon, c’est donc l’autre pays de l’horlogerie, avec au sommet de la pyramide, Grand Seiko, une manufacture qui produit des mouvements qui n’ont absolument rien à envier aux réalisations helvètes. Pour beaucoup de collectionneurs, les Grand Seiko rivalisent aisément avec les maisons de haute horlogerie de la Vallée de Joux. 

Depuis 1960 et la première GS, les équipes de Grand Seiko ont produit des pièces au design extrêmement classique, parfois même trop. Il est difficile de trouver une GS qui « se lâche », qui provoque ou dérange. Dans le monde de Grand Seiko, l’harmonie est une valeur fondamentale et le luxe se veut discret. À l’instar de Rolex, les horlogers de Grand Seiko s’évertuent à faire encore mieux que ce qu’ils font déjà très bien, produisant ainsi des montres simples aux finitions subtiles et raffinées. 

Mais pour ceux qui connaissent le Japon, tout n’est pas que calme et uniformité. Il suffit de se promener dans les rues des arrondissements de Shibuya ou de Shinjuku pour remarquer très rapidement le brin de folie qui flotte à Tokyo. Il y a du style, de la provocation et même de la transgression. 

Voici donc ce côté bling japonais qui nous surprend tant. Et cette nouvelle Grand Seiko SBGC 230 en est un parfait exemple. 

La Grand Seiko SBGC 230 : Burinburin (bling en japonais)

Grand Seiko SBGC 230

Chronographe Spring Drive GMT SBGC230 © Grand Seiko

Lorsque j’ai vu la 230 en photo pour la première fois, j’étais loin de m’imaginer le choc que j’aurais en la voyant en vrai, quelques semaines plus tard. 

La Grand Seiko SBGC 230 est un chronographe GMT Spring Drive produit à 100 exemplaires. Il vient célébrer les 20 ans du mouvement Spring Drive, un des calibres les plus innovants et exceptionnels de l’horlogerie moderne. 

Le Spring Drive est une véritable légende, mélange de mécanique et d’électronique, concept hybride et révolutionnaire jamais égalé en termes de précision. 

Pour le célébrer, Grand Seiko se devait de frapper fort et a profité de Baselworld pour dévoiler plusieurs nouveaux modèles de montres Spring Drive. La plupart restent classiques, mais offrent des cadrans de toute beauté, comme savent si bien le faire les artistes associés à GS. 

Mais la SBGC 230, c’est une autre histoire. 

Le chronographe reprend le nouveau design des chronographes sportifs, mais se présente cette fois-ci en or rose. Et cela change tout. La bête fait 44,5 mm de diamètre et presque 17 mm d’épaisseur. Une fois au poignet, on sent vraiment la présence de l’or. Elle est lourde, massive, et rutilante ! Le boîtier bénéficie du polissage Zaratsu, qui permet des finitions incroyables, notamment sur ce type de boîtier aux angles acerbes.

Le cadran marron très foncé est chargé, comme le moteur d’un muscle, avec des aiguilles énormes, des index larges et quatre compteurs. Trois pour le chronographe et un indicateur de réserve de marche, présent sur toutes les Spring Drive. À cela, il faut ajouter une aiguille GMT et une lunette 24 heures noire en saphir. 

Le mouvement est donc un Spring Drive 9R96 qui offre une réserve de marche de 3 jours et une précision rare de +/- 10 secondes par mois. Enfin, la Grand Seiko SBGC 230 est montée sur un bracelet en croco rouge bordeaux brillant qui met en valeur le boîtier en or rouge. 

Je vous l’ai dit, cette GS a une vraie « gueule ». 

Qu’en pense l’avocat du diable ?

Bling ! Il adore ! Excès, provocation sont des mots doux aux oreilles de notre Belphégor. Et cette GS le fait rougir de plaisir ! Bien sûr, le principal reproche qu’on puisse lui faire, c’est son côté extrême. Mais c’est justement pour cela qu’on l’aime. 

Mon seul véritable regret est le bracelet brillant. Là, c’est un peu trop burinburin ;) Une version mate aurait été bien plus judicieuse. Et le prix reste très élevé, même pour une pièce exceptionnelle et produite à 100 exemplaires seulement. 

Mais sinon, bravo d'avoir osé un chronographe qui ne laissera pas indifférent. 

Comment porter la Grand Seiko SBGC 230 avec style ?

Je vous vois venir : va-t-on oser le look total bling ? Peut-être pas. Quoique...

Commençons par un T-shirt Lucky Brand. La marque californienne propose plusieurs modèles en hommage au film Rocket Man. Vous avez le choix entre un rouge et un noir « Rocket Man » ou – mon préféré - un gris « Elton John ».

Sur le T-shirt, un blouson en denim Battle Skull d'Ed Hardy, la marque de feu Christian Audigier, couturier bling des stars de LA. Le pantalon pourra être plus sage, pas en denim, mais un chino blanc écru ferait parfaitement l’affaire. Aux pieds, des sneakers Louis Junior Orlato blancs – et sages – d’un autre Christian, Louboutin. 

Vous voici enfin équipés pour libérer le potentiel de cette Grand Seiko SBGC 230. 

À vous de jouer et n’oubliez pas, parfois Bling is Good !

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Dès le début, Grand Seiko a recherché les caractéristiques essentielles d’une montre : précision, beauté, lisibilité. Son design reflète l’extraordinaire sens de l’esthétique japonais. La marque va continuer à atteindre de nouveaux sommets en tant que marque.

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