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Dubai Watch Week - Les collectionneuses de montres de Dubaï, une secte en pleine expansion

Dubai Watch Week Les collectionneuses de montres de Dubaï, une secte en pleine expansion

Les collectionneuses de montres à Dubaï constituent un petit segment du marché, mais il est en pleine expansion et représente un potentiel immense pour les marques.

La semaine dernière s’est tenu à Dubaï l’un des plus grands forums horlogers, la Dubai Watch Week. Il s’agit d’une semaine exceptionnelle d’enseignement de l’horlogerie, de démonstrations pratiques et de présentation de nouveaux produits. La Dubai Watch Week est organisée sous la houlette de la holding familiale Seddiqi, le plus grand détaillant de montres de luxe de la région. L’édition de cette année, la quatrième, a attiré des centaines d’amateurs de montres (ainsi que la presse internationale). Alors que les visiteurs étaient majoritairement des hommes, beaucoup de femmes étaient présentes également, dont certaines ont développé une passion unique pour l’univers de l’horlogerie.

« Les femmes commencent à montrer un intérêt pour les montres mécaniques », dit Aysha Aishareif, l’une des quatre cofondatrices (avec Fatima Almulla, Sandra Lane et Bushra Alhamadi) d'un club horloger féminin, le Dubai Watch Club Girls, le pendant féminin du Dubai Watch Club pour hommes. Les cofondatrices souhaitaient avoir leur propre groupe pour parler montres et le club a pris forme il y a quelques années. Aujourd’hui le petit groupe se réunit régulièrement et s’appuie sur les réseaux sociaux didactiques pour apporter leur passion de l’horlogerie à d’autres femmes.

Les collectionneuses de montres de Dubaï, une secte en pleine expansion

La journaliste Sandra Lane et Aysha Alshareif (de droite à gauche), deux des co-fondatrices du Dubai Watch Club Girls apprécie de pouvoir rencontrer lors de la Dubai Watch Week des figures de l'horlogerie, comme ici, le CEO de Czapek & Cie Xavier de Roquemaurel et le célèbre fabricant de boîtier Jean-Pierre Hagmann. A l'extrême gauche, Christina Sang, également membre du Dubai Watch Club Girls

« Nous partageons ce que nous aimons et ce que nous estimons intéressant, et nous le partageons aussi en ligne à la fois en arabe et en anglais », explique Aysha Alshareif. « Pour nous, tout tourne autour du mouvement, de la complication. Nous adorons les diamants, mais il ne suffit pas de mettre des diamants sur une montre. Les complications nous tiennent à cœur. Avant,je ne savais pas comment regarder d’abord le mouvement, puis le boîtier et enfin le cadran. Mais j’ai appris et maintenant au lieu de regarder d’abord le cadran, je regarde le mouvement et le boîtier. Notre but est d’aider d’autres femmes qui aiment les montres à comprendre. »

Aysha Alshareif note que les réseaux sociaux ont énormément contribué à aider les femmes à découvrir, expérimenter et connaître les montres. « Grâce aux réseaux sociaux, il y a un véritable intérêt pour ce que représente la fabrication de montres. Porter une belle montre est agréable. La montre complète le look : un bon sac, de belles chaussures et une magnifique montre. »

Sandra Lane, journaliste spécialisée en horlogerie qui a vécu à Dubaï pendant plus de dix ans, explique qu’il y a deux sortes de femmes qui achètent des montres à Dubaï : celles qui veulent en apprendre davantage et celles qui veulent juste acquérir des produits de grandes marques. « Cette culture est surtout orientée marques. Personne ne veut investir dans une montre dont il n’est pas sûr. Tout le monde veut avoir la garantie que représente l’achat d’une marque établie comme Cartier, Bulgari, Rolex ou Patek Philippe. Mais il existe un petit groupe qui cherche à en savoir plus, qui veut aller au-delà de l’esthétique et étudier le mouvement. »

Selon Sandra Lane, le prix moyen qu’une femme à Dubaï est disposée à dépenser pour une montre « correcte » oscille entre 7'000 $ et 8'000 $, surtout pour un premier achat. Elle affirme également que les réseaux sociaux ont joué un rôle dans l’intérêt croissant des femmes pour les montres, mais d’un point de vue didactique, pas d’un point de vue « influenceur ».

Les collectionneuses de montres de Dubaï, une secte en pleine expansion

Hind Abdul Hamied Seddiqi, Directrice Générale de la Dubai Watch Week et Directrice Marketing et Communication de Seddiqi Holding

De la même façon, Hind Seddiqi, Directrice marketing et communication de Seddiqi Holding (et directrice générale de la Dubai Watch Week) affirme qu’à Dubaï ce n’est pas par le biais des « influenceurs » qu’on peut toucher les véritables amatrices de montres. Dans un forum de discussion intitulé « Control Freak » (obsédé du contrôle), où elle arborait l'une de ses montres préférées de l'année,  la  MB&F Legacy Machine Flying T, lauréate du Prix Complication pour Dame du Grand Prix d'Horlogerie de Genève 2019,  Hind a dit que ce qui compte réellement en matière de montres c’est la relation entre le détaillant et le client, et que l’interaction pratique et la pédagogie sont la voie à suivre. « Le facteur humain est très important. »

Aysha Alshareif abonde dans ce sens : « Lorsque nous rencontrons les horlogers – comme ici à la Dubai Watch Week – nous pouvons constater leur passion pour les montres. Ils racontent une histoire et lorsqu’ils essaient de partager leur sentiment à propos d’une montre, cela fait une grande différence. Ce que Seddiqi a accompli ici est extraordinaire, cela contribue à informer les gens et à nous réunir avec les marques. »

Les collectionneuses de montres de Dubaï, une secte en pleine expansion

La Genus GNS1.2, lauréate du prix Exception Mécanique du Grand Prix d'Horlogerie de Genève 2019, dans les mains d'une visiteuse de la Dubai Watch Week