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Ferdinand Berthoud - Le mouvement Ferdinand Berthoud, à nu, révèle ses secrets

Ferdinand Berthoud Le mouvement Ferdinand Berthoud, à nu, révèle ses secrets

Plongée technico-historique dans un mouvement d’une singularité proprement ébouriffante.

En croiser une est rarissime. Démontée, c’est impensable. Assister à son remontage par les horlogers de la manufacture tient donc du fantasme. C’est pourtant ce qui s’est produit le 17 mai dernier. WorldTempus a bénéficié d’un démontage / remontage du calibre maison de Ferdinand Berthoud, en compagnie des trois horlogers de la maison. Une occasion unique de plonger dans l’intimité de l’un des mouvements les plus originaux de la planète horlogère. 

L’art de tout bien faire (à l’envers)

Si le calibre de la FB 1 est fondamentalement différent des autres, c’est parce qu’il renverse beaucoup des principes rencontrés habituellement en horlogerie. Le tourbillon, par exemple. Il n’indique pas la seconde, il est la seconde. De surcroît, elle n’est pas décentrée mais centrale. C’est probablement un cas unique en horlogerie. C’est également une construction de bon sens pour Ferdinand Berthoud : la seconde est l’élément de précision d’un garde-temps. Pour faire le lien avec le savant éponyme, qui a passé sa vie à concevoir l’horloge de marine ultime, la précision est tout. Dans ce contexte, la seconde centrale devient évidente en termes de design. L’animer par un tourbillon tombe également sous le signe de l’évidence technique, pour une précision accrue. 

Le mouvement Ferdinand Berthoud, à nu, révèle ses secrets

© David Carteron / Delos Communications

La construction de la chaine fusée est elle aussi inversée. D’habitude, le tambour de barillet délivre progressivement son énergie qu’il transmet à la fusée, qui la régule de manière homogène. Dans la FB 1, c’est l’inverse : c’est la fusée qui « tire » littéralement le tambour de barillet, qui lui déroule sa chaîne. 

Enfin, on note que ces trois composants (tourbillon, chaine, fusée), au lieu d’être construits à plat et tenus par des ponts supérieurs, sont tous suspendus, dans une construction verticale, le tourbillon étant maintenu par un pont inférieur. C’est l’exact opposé d’une construction traditionnelle mais une évidence technique et esthétique envers les travaux de Berthoud qui, lui-même, construisait ses horloges de la sorte, verticalement. 

Le mouvement Ferdinand Berthoud, à nu, révèle ses secrets

© David Carteron / Delos Communications

Rappels historiques

La pièce regorge en outre de rappels historiques bien dissimulés. C’est le cas des hublots. Ils sont habituellement présentés dans les constructions contemporaines pour dévoiler la mécanique de la pièce. Chez Ferdinand Berthoud, leur présence n’est pas due à cette seule raison. Déjà, l’horloger avait lui-même apposé de tels hublots sur ses propres constructions il y a plus de 250 ans. C’est donc un rappel historique, une filiation avérée. 

Il y a pourtant une autre raison : Berthoud était avant tout un scientifique, horloger-mécanicien, un savant pour qui voir la mécanique était fondamental. L’homme a partagé ses inventions comme il a partagé ses résultats. Un scientifique n’a rien à cacher, bien au contraire : tout doit être montré, public. C’est dans la FB 1 la raison d’être des hublots saphir disposés autour de la boite. Tout montrer de la FB 1 n’est pas qu’esthétique, c’est aussi une question de cohérence historique et technique. 

Le mouvement Ferdinand Berthoud, à nu, révèle ses secrets

DR

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© David Carteron / Delos Communications

Autre détail intriguant peu remarqué : la FB 1 n’a pas de corne ! Pourquoi ? Parce que les chronomètres de marine n’en avaient évidemment pas. En cela, la FB 1 est l’instrument de précision qui leur succède. Toutefois, on note la présence systématique d’un entre-corne (en réalité les cornes nécessaires à une montre bracelet) conçu en une matière différente de la boite. Pourquoi ? Parce que la fixation sur cardan des pièces marines de Berthoud se faisait toujours à l’aide d’une pièce d’acier rapportée, différente de la boite en laiton de l’instrument. Celle de la FB 1 est construite de la même manière. La maison joue aujourd’hui d’associations or / céramique, or / titane, platine / céramique, etc. 

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© David Carteron / Delos Communications

Minutieux détails

Citer les innombrables détails qui forgent l’identité de la FB 1 est sans fin. Parmi les plus intriguant, il faut noter la large ouverture de passage du canon de l’aiguille des secondes sur le modèle régulateur FB 1R. Pourquoi si large ? Parce que la maison voulait que, au fond de cette ouverture, l’on puisse voir le rubis au bout de l’axe du canon de l’aiguille ! 

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© David Carteron / Delos Communications

Autre détail technique : chaque couronne est unique. Dans les FB 1, elles sont individuellement calibrées en fonction du mouvement auquel elles sont une à une associées. Chaque calibre ayant des couples variables d’un modèle à l’autre, les couronnes sont individuellement assorties pour délivrer le bon couple à son mouvement et à lui seul. 

Dernier détail : la gravure du pont de remontoir du régulateur. Il présente une succession de petits triangles incisés à la main. C’est un motif dit « pyramides » créé par la maison. D’où vient-il ? D’un motif à damiers que l’on trouvait sur le socle en marbre d’une pendule astronomique de Berthoud. Ce damier n’a toutefois pas été repris littéralement par la maison pour une raison simple : il n’est pas sur la pendule elle-même mais sur son socle. Intraitable, la maison Berthoud a donc légèrement modifié les angles de ce motif afin qu’ils ne soient pas exactement ceux du motif à damier de l’époque. 

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DR

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La Chronométrie Ferdinand Berthoud offre une réinterprétation contemporaine de l’œuvre du maître-horloger. Ses garde-temps exclusifs, développés par les maîtres horlogers d’aujourd’hui, sont un hommage à l’excellence d’autrefois.

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