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Breguet - L'art du camée

Breguet L'art du camée

Nous examinons l'art du camée tel que pratiqué par la Manufacture Breguet.

Une montre Breguet sera toujours rare. L’exclusivité de chaque garde-temps est attestée par l’attribution d’un numéro individuel, selon une pratique qui remonte à l’ouverture en 1775 de l’atelier du fondateur au Quai de l’Horloge à Paris. Cependant, chaque Reine de Naples Camée ou Secret de la Reine comporte une dimension d’individualité supplémentaire. En effet, ces deux créations féminines arborent des camées gravés à la main sur des coquillages. Ces ornements, qui figurent sur le cadran de la Reine de Naples alors qu’ils adoptent une forme de rose sur le couvercle de la montre Secret de la Reine, soulignent le caractère prestigieux de chaque garde-temps et lui confèrent un statut de « pièce unique », car aucun exemplaire ne sera exactement identique à un autre.

L'art du camée

L’art de la gravure sur camée est une technique décorative connue depuis l’Antiquité. Les premiers ouvrages réalisés en relief sur des pierres sont attestés en Grèce au IIIe siècle avant Jésus-Christ. La tasse Farnèse est l’exemple le plus ancien et le plus célèbre de l’art de la gravure sur camée qui est parvenu jusqu’à nous. Avec ses intenses contrastes de lumière et ses figures allégoriques gravées en trois dimensions, ce délicat récipient en sardonyx illustre la force expressive d’images aux couleurs claires dont le relief se détache sur un fond sombre et il a défini l’art des camées pendant les deux millénaires qui se sont écoulés depuis sa création. Désormais, la splendide tasse Farnèse est conserve dans les collections du Musée archéologique de Naples. Comme d’autres formes d’art, la technique du camée a connu au cours des siècles des périodes fastes qui ont alterné avec des époques d’oubli relatif. Un vif regain d’intérêt, qui s’adressait en particulier aux camées sur coquillages, se manifesta pendant le règne de la reine Victoria. La souveraine les appréciait au point d’en porter plus d’un à la fois en ce certaines occasions. Au cours du siècle précédent, Catherine II, impératrice de Russie, avait également témoigné d’une prédilection pour les bijoux en camée. La forte demande en provenance de l’Angleterre victorienne favorisa l’épanouissement des artistes établis à Torre del Greco, une localité située au pied du Vésuve, qui devint bientôt le centre de la gravure de coquillages marins, par opposition à d’autres matériaux tels que le verre ou les gemmes. Et, aujourd’hui encore, c’est à Torre del Greco que Breguet a trouvé deux graveurs – un père et son fils – pour confectionner les éléments en camée de ses garde-temps.

L'art du camée

Même si de nombreuses variétés de coquillages ont été utilisées au cours de l’histoire et le sont encore pour server de support à des camées, les travaux les plus fins sont réalisés sur des coquilles de « cassis madagascariensis », un mollusque parfois appelé familièrement « casque empereur ». Les camées de Breguet ne dérogent naturellement pas à cette règle d’airain. Le nom scientifique de cet organisme marin peut cependant induire en erreur, car son habitat n’est pas situé à proximité de l’île de Madagascar, sinon dans l’océan Atlantique, au large de la Floride. Les cassis madagascariensis ne sont pas uniquement appréciés pour leur grande taille, mais également pour leur coloration intense et les contrastes offerts par leur coquille. Au-dessous de la surface extérieure d’un blanc laiteux, le travail de gravure fait apparaître des couches aux teintes plus sombres. Cette diversité de couleur et de profondeur permet de créer des figures en relief qui se détachent sur un fond plus foncé, dans le style classique illustré par la tasse Farnèse.

L'art du camée

L’art du camée est intimement lié à la vie de Torre del Greco et ses racines s’étendent souvent sur plusieurs générations au sein d’une même famille. Les camées de Breguet sont réalisés par un duo composé d’un père, Pasquale, et de son fils Fabio. Pasquale a appris son art avec le grand maître du camée Giuseppe Scialanga (1889-1960) et son initiation a commencé à l’âge de sept ans quand il est entré dans son atelier. Pour sa part, Fabio a complété sa formation à l’Académie des beaux-arts de Naples. Avant leur collaboration avec Breguet, le père et le fils étaient déjà renommés pour leurs camées inspirés par le légendaire tableau de Botticelli « Les trois Grâces » (exposé au Musée des Offices à Florence) et leurs ouvrages à l’effigie de saints napolitains.

L'art du camée

Pasquale et Fabio ont installé leur studio dans un petit appartement baigné de lumière sur le versant sud du Vésuve. Depuis lors, Fabio se consacre exclusivement aux cadrans et aux roses pour la Reine de Naples alors que son père répartit son temps entre Breguet et d’autres travaux. Autrefois, de nombreux camées étaient gravés sur les conques ramenées par des marins napolitains de leurs pérégrinations à travers le monde. Cette tradition a disparu et les coquillages de haute qualité, en particulier les « cassis madagascariensis », sont acquis à l’étranger par des négociants spécialisés qui les vendent aux graveurs par lots de 50 à 100 pièces. Ces coquilles sont entièrement naturelles et ne sont soumises à aucun traitement. Elles parviennent aux graveurs après un long processus de séchage au cours duquel les conques sont disposées, à l’air libre, sur des cannes de bambou pendant 12 à 18 mois.

La première étape de travail consiste à examiner et à sélectionner les coquillages. Le père et le fils scrutent attentivement chaque conque, à la recherche des plus minuscule taches ou signes de fissure pour ne retenir que les exemplaires jugés parfaits. À l’issue de ce tri, ils identifient les parties de la coquille qui se prêtent à la confection d’un cadran, dans le cas de la Reine de Naples Camée, ou d’une rose pour la Secret de la Reine. Comme une seule coquille peut souvent permettre de créer deux cadrans ou deux roses, les contours du cadran ou la forme de la rose sont esquissés au crayon à l’intérieur de la conque. Une fois que les graveurs sont satisfaits du résultat, ils procèdent à la découpe du motif à l’aide d’une scie circulaire, puis en adoucissent et en arrondissent minutieusement les bords.

L'art du camée

Fabio et Pasquale commencent par tracer le motif au crayon. Le dessin du cadran de la Reine de Naples Camée adopte la forme d’un tournesol dont le centre creusé sert de fixation aux aiguilles et sera reporté de semblable manière sur la surface. Avec un poinçon effilé inventé par un graveur italien et connu sous le nom de « bulino », ils grattent la surface. Les contours de la fleur apparaissent avant que les détails ne soient minutieusement gravés à l’aide d’outils de plus en plus fins tandis que les artistes creusent toujours plus profondément dans l’épaisseur du coquillage. Toutes les couleurs sont présentes à l’état naturel, sans aucune adjonction ultérieure. Les teintes arborées par chaque coquille sont uniques par leur ton, leur opacité et leur position dans les différentes couches de la conque. L’alliance entre cette diversité de couleurs et les subtiles variations du thème floral permet à chaque camée de se distinguer de tous les autres.

Souvenons-nous qu’un camée sert de cadran à la Reine de Naples. Aussi ce travail en miniature doit-il associer la virtuosité artistique aux strictes exigences posées par son adaptation à un cadran de montre, aux aiguilles et au boîtier. Lorsque la gravure est achevée, des emplacements collés sur le fond indiquent les points de fixation précis du mouvement.

L'art du camée

La Reine de Naples Camée est abritée dans un boîtier en or blanc avec une lunette sertie de 40 diamants pour un poids total de 2,42 carats. Le camée en forme de rose pour la montre Secret de la Reine est disposé sur un couvercle de boîtier qui, dans sa position refermée, dissimule le cadran à la vue, avec une lunette sertie de diamants qui apparaissent comme une arche entourant la rose. Le pivotement du couvercle révèle le secret, un cadran serti de diamants avec un cartouche en nacre comportant la signature Breguet. Ce modèle est disponible en or rose ou blanc, avec un bracelet en cuir ou en or tressé. Les deux garde-temps sont dotés de mouvements mécaniques à remontage automatique.

D’autre part, le camée en forme de rose occupe une place prépondérante dans les collections de joaillerie de Breguet, car il est décliné en boucles d’oreilles, bagues, bracelets, pendentifs et colliers dans une large variété de grandeurs et diverses combinaisons d’or et de perles.

Les montres Reine de Naples Camée et Secret de la Reine sont les deux seuls garde-temps à illustrer l’art du camée dans l’horlogerie contemporaine. Ils ne sont pas uniquement exceptionnels par la réunion d’un art traditionnel et d’une technique superbement maîtrisée, mais par l’unicité de chaque exemplaire dans ses teintes et son dessin.

 

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