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Authentification - Brève histoire de la certification en horlogerie

Authentification Brève histoire de la certification en horlogerie

Tout a commencé avec le contrôle des personnes, puis est venu celui des montres.

Les marques horlogères suisses s'intéressent au potentiel de la certification électronique depuis une dizaine d'années. Le premier à avoir adopté l’authentification numérique fut Rolex, avec l’installation d’un système de vérification de l’identité de son personnel. Cependant, il s’est rapidement avéré qu’une technologie utilisée pour identifier des personnes pouvait également convenir aux montres. C’est ainsi que les premières implémentations de cette technologie appliquée aux montres ont pris la même forme: une clé cryptographique intégrée dans une carte de format carte de crédit. La première application publique fut annoncée à Baselworld en 2010. Hublot, en association avec l’entreprise suisse de cybersécurité WISeKey, y présenta une garantie électronique. Toute montre produite à la manufacture était accompagnée d'une carte dont la puce s’activait dès que la montre quittait l'usine. Une fois la montre vendue par le détaillant, une deuxième interaction avec la puce activait automatiquement la garantie.

Brève histoire de la certification en horlogerie

Il y a seulement 10 ans, Carlos Moreira, CEO de WISeKey, disait: «Nous avions besoin d'une marque comme Hublot, ouverte à la technologie, pour développer un tel système. La majorité des marques présentes à Baselworld ne veulent pas entendre parler d’Internet!». On connaît l’esprit visionnaire de Jean-Claude Biver, et c’est donc sans surprise que cette carte, fournie avec son propre lecteur, deviendra le sésame du «Hublotista», un club spécial pour propriétaires de montres Hublot qui, en dix ans, a rassemblé un nombre considérable de membres. 

Depuis, d’autres marques, comme HYT, ont suivi les traces d’Hublot. Pour sa part, Bulgari est allé un peu plus loin dans son association avec WISeKey en 2015. Pour la première fois, une puce cryptographique et une antenne NFC (Near Field Communication) ont été intégrées à la montre elle-même. La Bulgari Diagono Magnesium, présentée à Baselworld 2015, introduisait une carte donnant accès non plus à la garantie, mais à la Bulgari « vault », un centre de données « enterré dans un bunker militaire suisse, quelque part dans les Alpes », où les propriétaires de la montre peuvent stocker des informations sensibles. Entre-temps, WISeKey a racheté un fabricant de puces électroniques et est devenue la seule société au monde capable de proposer à la fois des micropuces et la sécurité intégrée.

Brève histoire de la certification en horlogerie

Bulgari Diagono Magnesium © Bulgari

Un pas supplémentaire a été franchi cette année avec, pour la première fois, l'intégration de la technologie blockchain. Travaillant en partenariat avec tous les membres de l'écosystème client WISeAuthentic, tels que Hublot, Bulgari ou Favre-Leuba, WISeKey met pour la première fois en oeuvre le principe des registres distribués dans le but d’authentifier une montre. «Nous aurons également un certificat numérique stocké dans le registre distribué, plutôt que dans la base de données de la marque», explique Carlos Moreira. En plus de réduire les coûts, le registre distribué met potentiellement les informations à disposition de nombreuses parties prenantes, y compris des tiers comme les organismes chargés de l'application de la loi.

WISeKey fournit deux importantes contributions au partenariat: il apporte d’une part l’identification pouvant être liée à la blockchain. Alors que la blockchain n’enregistre que les transactions individuelles, WISeKey y ajoute l'identification permettant d'authentifier une montre (par exemple, pour confirmer qu'une montre a été vendue par un détaillant agréé ou que le vendeur d’une montre en est bien le propriétaire légitime, d’après le registre distribué). D’autre part, et ce n’est pas là le moins important, WISeKey utilise une blockchain privée, capable de fonctionner beaucoup plus rapidement que les implémentations publiques limitées à un petit nombre de transactions par seconde.

Le problème récurrent des contrefaçons de montres, associé à celui, plus récent dans l’horlogerie, de ce que l’on appelle les «flippers», rend cette technologie d'autant plus pertinente. Plusieurs marques devraient y venir dans un avenir très proche.

En combinaison avec les connecteurs WISeAI, WISeAuthentic peut exploiter de manière substantielle les données collectées par des solutions d'intelligence artificielle telles que le système cognitif IBM Watson, qui tire des enseignements de l'intelligence et en insuffle dans le monde physique. Les fabricants de montres peuvent utiliser la puissance de Watson pour créer des solutions intégrées spécialisées pour prévoir et résoudre leurs défis professionnels.

Brève histoire de la certification en horlogerie

© WiseKey

Les marques

Bulgari possède sa propre définition de l’excellence, qui implique l’équilibre parfait entre design, valeur ajoutée, qualité des produits et service mondial. Concernant l’horlogerie,  tout...

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Favre-Leuba est la deuxième plus ancienne marque horlogère suisse. Elle trouve ses origines dans l’atelier d’Abraham Favre au Locle, dont la première mention remonte à 1737.

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Depuis ses débuts, Hublot incarne un design et une innovation en rupture d’avec l’ordre horloger établi. Avec Jean-Claude Biver et dès 2004, ces valeurs sont érigées en un nouveau code génétique...

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