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Manufacture Royale - Histoire

Manufacture Royale Histoire

L'excellence horlogère ultime.

Jeune, brillante et un brin insolente, la Manufacture Royale, créatrice de montres d'exception, entend marquer de son sceau l'univers horloger contemporain en faisant vibrer les passionnés. Intimiste et surtout intensément élitiste, elle se donne pour mission de repousser les standards en matière de constructions horlogères et de proposer aux amateurs des montres qui resteront dans les mémoires comme des jalons dans la grande histoire du temps.

En prenant le titre de Manufacture Royale, la société rend hommage à Voltaire dont on oublie trop souvent qu'il fut, en plus d'un écrivain célèbre, un génial entrepreneur horloger qui créa à Ferney, tout près de Genève, sous le titre de Manufacture Royale, une prospère entreprise de fabrication de montres destinées aux élites sociales et posa les prémices d'une société idéale dont il avait brossé les grands traits dans ses œuvres.

Le lancement du garde-temps Opéra, la première montre à répétition minutes et tourbillon allant au-delà de tous les standards classiques en matière de réalisation, marque le début d'une grande aventure pour une entreprise éprise de perfection ayant pour ambition de poursuivre la mission de l'écrivain qui, en 1773, avait écrit : « l'univers m'embarrasse, mais je ne puis songer que cette horloge existe et n'ait point d'horloger ».



Manufacture Royale : Hommage à Voltaire

Voltaire, né François-Marie Arouet le 21 novembre 1694 à Paris, de parents bourgeois ayant acquis une charge de notaire leur donnant la possibilité de prétendre à la noblesse de robe, a fait carrière dans les lettres et réussi dans le commerce d'objets de luxe et tout particulièrement dans l'horlogerie.

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Après des études brillantes, le gentilhomme fut remarqué de nobles libertins qui lui ont fait rapidement intégrer leur monde. Tumultueux et un brin insolent, ce poète et auteur, reconnu et apprécié dès les années 1723, aisément sarcastique et dont on ne connaît finalement qu'une infime partie de son œuvre, s'est très tôt révélé un extraordinaire homme d'affaire.

Cette faculté de percevoir les tendances du futur a sans doute été acquise lors de son exil à Londres. Durant ce séjour entamé en novembre 1726 qui dura deux ans, il rencontra les plus éminents savants de l'époque dont, sans doute, l'horloger et astronome Georges Graham. C'est durant cette période faste, en des lieux où s'organisaient les prémices de la révolution industrielle, qu'il a saisi tout le potentiel que pouvait représenter l'horlogerie dans une économie de marché en pleine mutation.



Un industriel visionnaire

En homme de cours avisé lorsqu'il n'est pas à les fuir, et en fin observateur du monde qui est le sien, Voltaire sait combien les aristocrates du Siècle des Lumières se piquent de philosophie, de sciences et, plus spécifiquement d'horlogerie.

C'est de son temps que les montres s'imposent comme le bijou masculin à la mode qu'un noble courtisan doit posséder en plusieurs exemplaires et porter à son sautoir avec une certaine ostentation. Par ailleurs, cet homme de lettre ne peut manquer savoir que l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers est alors en cours de réalisation par Diderot et d'Alembert (première publication en 1751). Il sait très certainement aussi que l'article le plus long de cette « bible » du savoir de son temps est celui consacré à l'horlogerie.

Brillant littéraire, courtisan aimant imposer son esprit supérieur, il est également -et on le sait moins- un redoutable commerçant. Ce concept tellement éloigné de l'idée que l'on se fait généralement des intellectuels a fait que cette partie de la personnalité de Voltaire a tout bonnement été ignorée. Seulement c'est évident, lorsqu'il se rend à la cour de Frédéric II de Prusse en 1750, il prend dans ses bagages un grand nombre de produits typiquement français parmi les plus recherchés de ses contemporains en vue d'en faire commerce ou de s'attirer les bonnes grâces des puissants. Les transports étant ce qu'ils étaient alors, il avait tout intérêt à ce que ces objets soient de petite taille, plutôt légers et à très forte valeur ajoutée.



Un redoutable commerçant

Convaincu de devoir lier l'utile à l'agréable après son départ de la cour de Frédéric II de Prusse, Voltaire choisi de se poser en un lieu qui semble encore à beaucoup d'auteurs une sorte de retraite. Pourtant, sa décision de s'installer en 1758, à Ferney, un village d'une quarantaine d'âmes dans les environs de Genève est mûrement calculée car il cumulait plusieurs avantages.

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Le premier était que le jardin de son château marquait la frontière avec la République de Genève. En cas de nécessité absolue, il pouvait facilement se réfugier en zone neutre. Mais ce n'est sans doute pas ce qui lui a fondamentalement fait choisir cette région qui, longtemps considérée comme miséreuse et sans avenir, est devenue après 1741 et les premiers travaux scientifiques de l'Anglais William Windham, un lieu potentiellement attirant pour la bonne société.

Ce déiste pour qui le créateur de l'univers pouvait prendre les traits d'un « grand horloger » savait que l'horlogerie suisse balbutiait alors. En 1752, les grands noms dans le métier de la montre étaient alors Français ou Anglais. Seulement, Voltaire qui s'informait de tout savait fort bien que, depuis peu, dans les montagnes du Jura, de brillants horlogers-paysans parvenaient également à produire des pièces de grande qualité pour des prix très largement inférieurs à ceux pratiqués par les maîtres des grandes capitales. Le potentiel économique que représentait la possibilité d'acquérir ces montres de belles factures pour les revendre avec une substantielle plus-value a sans doute également contribué à orienter Voltaire vers ce lieu d'apparence inhospitalier.



Répondre à la demande

On ne sera pas étonné d'apprendre qu'à peine installé à Ferney, il se soit consacré à promouvoir la fabrication de deux biens très prisés dans les cours de l'époque : les bas de soie, et les montres. Ces deux produits cumulaient tous les avantages. Ils étaient chers, à la mode et pouvaient être transportés en quantité dans une malle sans grever formidablement son poids. Qui plus est ces deux biens de consommation pouvaient être fabriqués par les artisans paysans locaux car les deux activités faisaient déjà partie de leurs spécialités. En effet, les paysans artisans des hautes vallées de Cluses ou du Jura suisse maîtrisaient depuis longtemps le travail du tissage et de la dentelle.

En ce qui concerne l'horlogerie, Voltaire a su profiter d'une discorde des artisans avec les instances de la ville de Genève pour en attirer certains à Ferney. Fort d'une main d'œuvre très qualifiée, il est parvenu à développer son commerce et ainsi établir la notoriété de la ville qui aujourd'hui porte le nom de Ferney-Voltaire, mais également celle des artisans de la petite République de Genève.

C'est ainsi qu'en trouvant des débouchés pour les créations de sa manufacture d'horlogerie sur Ferney, il a incité les Genevois qui observaient sa réussite avec attention, à concentrer leur activité d'émaillage autour de l'horlogerie et à proposer des montres disposant de complications appréciées comme les sonneries, alors en vogue dans la seconde moitié du XVIIIème siècle.

De cette mutation d'un village en société idéale, comme d'autres idéalistes ont tenté de le créer quelques années plus tard aux Salines d'Arc et Senans dans le Doubs (dessinées par l'architecte Claude-Nicolas Ledoux en 1762), est né une vraie industrie, aujourd'hui universellement reconnue à travers le monde. C'est pour rendre hommage à l'un des pères de l'horlogerie moderne que la jeune Manufacture Royale présente une création que Voltaire aurait très certainement appréciée car elle est la péréquation du savoir d'hier associé à celui d'aujourd'hui, magnifié par un design avant-gardiste dont le futur garantira la pérennité.

 

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