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Vacheron Constantin - «Notre métier, c'est le respect de l'excellence horlogère».

Vacheron Constantin «Notre métier, c'est le respect de l'excellence horlogère».

Rencontré au SIHH, Juan Carlos Torres, actuel CEO de Vacheron Constantin, mais nommé dès le 1er avril Président de la Maison, répond à nos questions.

L'année dernière, Vacheron Constantin a lancé des produits d'entrée de gamme. Cette année, votre image consiste en deux pièces sur commande à plus d'un million d'euros. Pourquoi 2017 ne ressemble-t-il pas plus à 2016 ?
Nous avons des produits à des niveaux de prix moins élevés, des animations de gammes comme notre Patrimony Phases de lune et Date Rétrograde ou de nouvelles Overseas. Nous avons aussi des produits qui ont été présentés à nos clients mais pas à la presse, qui deviendront publics au 2e semestre. Mais ce ne sont pas des produits d'entrée de gamme. Et surtout nous rendons hommage à l'excellence horlogère. Dans le sillage de la 57260 (NDLR : la montre de poche la plus compliquée au monde), nous travaillons les deux axes de cette pièce. Le premier était la sonnerie et le second l'astronomie. Nous travaillons la première de façon classique, dans la pureté du style, pour la pureté du son avec la Symphonia Grande Sonnerie 1860. Et l'autre avec une technique moderne de traitement des surfaces, de l'information avec 23 complications, la Celestia Astronomical Grand Complication 3600.

Mais le mouvement de cette Symphonia ne vous est pas exclusif...
Nous avons pris le projet à la racine. Il y a dix ans, nous nous sommes rencontrés avec Robert (NDLR : Robert Greubel, via son bureau de développement Complitime, couplé à la marque Greubel Forsey) et je lui ai dit «  Pourquoi est-ce qu'on ne se mettrait pas ensemble pour faire un produit ? » Il m'a dit oui et petit à petit, on a défini nos besoins et comment on allait se différencier. On est parti avec des équipes communes, un horloger de chez nous qui est allé chez eux et qui est revenu. Il y a beaucoup de choses en commun, mais chacun voulait privilégier un aspect. Moi je voulais qu'elle sonne bien, lui voulait qu'elle soit sécurisée. C'est une des seules répétitions minutes avec laquelle on ne peut pas faire d'erreur. Pour que nos clients ne reviennent pas avec un mouvement cassé parce qu'ils ont voulu mettre la montre à l'heure pendant la sonnerie. Après, on a privilégié l'esthétique, la pureté.

Avec quelle inspiration esthétique?
C'est une inspiration des années 28, 29, début Art Déco. On retrouve ces codes dans des Vacheron Constantin de cette période. Nous avons déjà vendu la première et reçu des commandes. Assez pour nous occuper trois ans.

Mais elle coûte plus d'un million d'euros !
C'est pour ça qu'on a voulu un développement commun. Parce qu'inventer un produit comme celui-là coûte des millions. C'est un investissement mais si vous regardez, ce n'est que du temps passé. Et ça nous permet de maintenir notre savoir-faire. Ce sont des jeunes horlogers qui montent en grade, qui travaillaient sur les répétition minutes et qui vont passer sur une grande sonnerie, libérant de la place à d'autres. Ils vont transmettre leur savoir-faire. Cela crée de l'émulation, de l'évolution en interne.

«Notre métier, c'est le respect de l'excellence horlogère».

Où en êtes-vous de votre intégration des opérations de manufacture ?
Il y a dix ans, nous faisions peu de mouvements propres. L'année passée nous avons atteint les 100% de mouvements fabriqués par nous. Et aussi 100% de nos assortiment, 100% de nos spiraux. Dans l'esprit des gens, la plus ancienne manufacture au monde devait être autonome sur ce sujet. Et maintenant que nous sommes 100% manufacture, nous en parlons. Ces spiraux, nous les fabriquons. C'est A.Lange & Söhne qui nous livre la matière brute et nous la préparons, la mettons en forme, la cuisons. Ce sont nos spiraux. C'est plus simple quand on doit réaliser des projets sur-mesure et plus adapté à nos quantités produites.

Et pourtant vous utilisez à nouveau le mouvement 1142, sur base Lemania CH27 ?
Ce sont de toutes petites quantités et c'est nous qui le fabriquons, le décorons, l'assemblons. Nous avons obtenu un accord de licence de la part de Lemania (NDLR : aujourd'hui rebaptisé Manufacture Breguet). Nous avons également modifié le mouvement pour qu'il soit Poinçon de Genève, comme 100% de notre production. Nous avons l'habitude de travailler en collaboration, mais c'est toujours avec les meilleurs.

Vous pouvez nous donner une idée de la taille de votre réseau de distribution ?
Nous avons actuellement 364 points de vente et 63 boutiques (31 boutiques Vacheron Constantin et 32 boutiques externes), soit un total de 427 points de vente. Nous n'allons pas continuer à grossir. Nous voulions établir un benchmark, devenir une référence depuis laquelle nous contrôlons notre réseau. Nous voulions aussi un espace qui présente la collection complète, ce qui n'est pas le cas des détaillants. Ca nous a permis de mettre des horlogers formés à nos produits dans les boutiques et de travailler la qualité de notre SAV.

Le SAV est justement un gros sujet d'insatisfaction de la part des clients.
Quand j'ai pris la direction de la marque, nous étions sur des délais de huit mois de réparation, pour des pièces de la collection courante. Nous avons réduit à trente jours. Nous nous appuyons sur l'infrastructure logistique du groupe Richemont et nous avons ouvert des centres de réparation locaux. Nous avons 5 pôles en Europe, 5 aux Etats-Unis, 4 en Chine.

Depuis dix ans, vous avez sorti des dizaines de montres différentes. Comment avez-vous réussi à maintenir une signature cohérente, une identité Vacheron Constantin ?
Nous avons le même designer. C'est le même style, celui de notre chef designer Vincent Kaufman, qui travaille en tandem avec Christian Selmoni, notre directeur artistique. Ils se connaissent depuis 25 ans. Et puis Vacheron, c'est un feeling, on le touche. On est une marque latine dans la manière de traiter les choses et les gens. Ca se sent. Nos produits sont aussi particuliers, faits pour les connaisseurs. Ils savent faire la différence entre les techniques, les qualités. Et depuis dix ans nous avons intégré des métiers : gravure, émail, sertissage, guillochage. Ca renforce notre patte, celui d'une marque de haute horlogerie. Ce terme est galvaudé, mais nous sommes dans le monde du respect de l'excellence horlogère. C'est ce que nous voulions être lorsque nous avons fait notre grand plan stratégique, il y a dix ans.

En quoi consistait ce plan stratégique ?
Nous avons récemment fait le comparatif entre ce qu'on avait promis et ce qu'on a atteint entre 2005 et 2015. 100% manufacture. Contrôle des réseaux. Intégration et maîtrise de nos métiers. Transmission du savoir-faire. Ateliers des Cabinotiers, nos montres sur-mesure. Mise en avant et sauvegarde du patrimoine. Collaborations avec les écoles. 100% Poinçon de Genève. Nous l'avions écrit et nous avons coché toutes ces cases.

La marque

Entrer dans l’histoire de Vacheron Constantin, c’est entreprendre un voyage initiatique à travers l’excellence d’une horlogerie séculaire. Chaque pièce procède d’un souffle créatif qui anime l’horloger ou l’artisan qui dévoue son savoir-faire à la naissance d’un garde-temps d’exception. La Manufacture travaille également dans un esprit d’éthique sociale et environnementale – elle est notamment certifiée par le Responsible Jewellery Council...

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