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HYT - La mécanique des fluides

HYT La mécanique des fluides

J’ai rencontré Vincent Perriard, CEO de HYT - les Horlogers Hydromécaniques - au salon TimeCrafters début mai. L’occasion d’évoquer avec lui l'utilisation unique que sa marque fait des fluides en horlogerie.

Vous participez pour la première fois à TimeCrafters. Quelle est la logique de votre présence ici ?
C'est une logique différente de celle des autres marques, du fait que 2014 marque les 12 premiers mois de nos activités. Après l’embauche de plusieurs collaborateurs l’année dernière, nous sommes passés de trois ou quatre personnes il y a environ 16 mois à 27 personnes aujourd’hui. La raison de ces engagements est qu’au début, nous pensions que nous pourrions externaliser notre technologie et nous nous sommes rendu compte ensuite que cela n’était pas possible.

En 2013, nous n'étions pas vraiment prêts pour venir à TimeCrafters car nous n'avions pas de production. Aujourd’hui, nous avons les produits et la qualité, nous avons atteint le stade de l’expansion et il est tempsd' ouvrir de nouvelles portes. Actuellement, nous avons quarante points de vente dans le monde entier et nous allons probablement atteindre les 50 d’ici la fin de l’année, avec deux ou trois nouvelles adresses aux Etats-Unis.


Ces chimistes et ingénieurs sont-ils faciles à recruter ?
Non, c’est difficile. Nos collaborateurs viennent des Etats-Unis et du Canada, de Suisse et de France. Nous avons même des chimistes et des ingénieurs de la Vallée de Joux qui n’ont aucune expérience en horlogerie.

 

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Y a-t- il d’autres applications pour la technologie des fluides que vous développez ?
Le concept est hydromécanique, ce qui signifie pour moi une séparation entre le mouvement mécanique lui-même, pour lequel nous travaillons avec les meilleurs horlogers, et le fluide, qui est notre contribution dans l'affaire. Dans notre vision, nous développerons les deux. Pour la partie horlogère, nous internaliserons progressivement l'assemblage du mouvement, le service après-vente et la recherche et développement. Pour ce faire, nous serons bientôt en mesure d’annoncer l’engagement d’un horloger de renom.
Pour la partie fluide,  nous avons dû muscler notre équipe d’ingénieurs et de chimistes car il s’agit d’une technologie très sensible pour laquelle nous avons déposé plus de onze brevets. Cela signifie que nous ne pouvons pas l'externaliser mais devons la contrôler en interne.
En plus du travail sur l'affichage du temps, nous travaillons aussi dans d'autres domaines  et nous enregistrons en moyenne un brevet par mois. Nous avons donc pas mal de choses sur le feu en ce moment. Certaines seront intégrées dans une montre, d’autres pas, mais nous travaillons beaucoup pour développer notre propriété intellectuelle. Nous pourrions passer de l’emploi des fluides pour l’affichage du temps à  leur utilisation pour améliorer le mouvement ou même pour ajouter de nouvelles fonctions à la montre.


Quelles sont les couleurs de fluide possibles ?
Nous avons introduit le rouge et le bleu comme nouvelles couleurs. On peut penser que c’est facile, mais ça ne l’est pas. Pour modifier la couleur, il faut changer une des particules du fluide et, comme conséquence,  nous devons aussi transformer le revêtement chimique à l'intérieur du tube de verre. Ainsi, la modification d’un élément entraîne le changement d’une douzaine d’autres, et ensuite, il reste encore à faire les tests de viellissement, par exemple.  Le développement d’une nouvelle couleur prend entre 12 et 18 mois  et coûte environ 100’000 dollars. On ne peut donc pas juste décider de vouloir du violet, par exemple, et l‘avoir tout de suite.
Nous commencerons à livrer les montres au fluide rouge en juillet et celles en bleu en septembre.


Avec toutes ces possibilités de couleur, envisagez-vous un modèle féminin ?
Oui, mais pas avant deux ou trois ans. La montre est encore assez épaisse. Nous travaillons  sur une réduction de la taille des soufflets et donc du diamètre de la montre. Cela nous donnera une pièce plus mince et plus légère, qui nous permettra de concevoir un modèle pour dame. Mais pas avant 2017.

 

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Quelles sont vos perspectives pour 2014 et au-delà ?
Notre objectif est de livrer 600 montres cette année. Contrairement à certaines marques indépendantes qui n’ont pas envie de grandir -  ou ne savent pas comment faire -  nous nous considérons comme une entreprise et nous voulons croître. Je pense qu'il y a encore de la place sur le marché et je vois HYT positionné quelque part entre, disons, MB&F et Richard Mille, en termes de chiffre d'affaires.
Et puis, nous lancerons la H3  - encore en partenariat avec Audemars Piguet  - à Baselworld l'année prochaine. Elle ne sera pas ronde, mais linaire, et ce sera une bête! Peut-être un peu moins commerciale,  mais c’est une montre qui va faire parler d’elle…

La marque

Alchimistes de l’extrême, les Hydro Mechanical Horologists de HYT font de l’utopie une réalité: celle de mélanger mécanique et fluides dans une montre-bracelet. En réussissant le pari insensé d’indiquer l’heure avec de l’eau, ils propulsent non pas un nouvel OVNI dans la stratosphère horlogère, mais pulvérisent toutes les certitudes en réunissant deux mondes à priori opposés.

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