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Enchères - Interview de James Marks

Enchères Interview de James Marks

Nous nous sommes entretenus avec James Marks, nouveau Spécialiste international de montres chez Phillips en Association avec Bacs & Russo et basé à Londres, au sujet de ses projets pour son nouveau poste.

Vous êtes collectionneur de montres depuis de nombreuses années et votre passion se transforme à présent en carrière professionnelle. Quels sont vos projets pour le nouveau département horloger de Londres ?
Le cœur de notre développement reposera sur ce qui, selon nous, correspond au service recherché par les collectionneurs britanniques. Jusqu’à présent, au Royaume-Uni, il a surtout été question d’un modèle fondé sur la revente durant ces dix ou quinze dernière années et nous sommes très enthousiastes à l’idée d’être présents au Royaume-Uni afin que Phillips devienne une destination incontournable pour les collectionneurs britanniques. Nous voulons que les gens se tournent vers nous non seulement pour les ventes aux enchères, mais aussi pour des ventes de gré à gré, des conseils, des informations ou des formations.

Nous sommes convaincus qu’il existe d’importants collectionneurs au Royaume-Uni qui souhaiteraient avoir une relation plus privilégiée avec les maisons de vente aux enchères, mais pour l’heure ils ne savent pas véritablement à qui s’adresser. Mon rôle consistera en particulier à renouer des contacts avec ces personnes et à retrouver celles qui se situent en dehors de Londres. Le Royaume-Uni a toujours été doué pour dénicher des montres d’exception, en particulier des montres militaires, et nous tenons à nous assurer que les gens sachent que nous sommes à leur disposition.

Étant donné que vous êtes issu du monde des collectionneurs, quelles lacunes le marché du Royaume-Uni présente-t-il et comment comptez-vous y remédier ?
Au Royaume-Uni, de nombreux collectionneurs qui achètent traditionnellement des montres à complication Patek Philippe manifestent de l’intérêt pour les garde-temps vintage mais ne savent pas très bien par quel biais les acquérir. Habituellement, à Londres, ils se seraient rendus chez un revendeur, mais chez Phillips nous disposons d’une grande expérience avec des personnes comme Aurel Bacs et nous voulons transmettre ce savoir à notre marché de collectionneurs. Je considère le Royaume-Uni comme un marché extrêmement important en ce qui concerne les montres vintage en général. Nous voulons guider le collectionneur vers les montres vintage et les marques indépendantes, ce qui n’était pas le cas auparavant. Londres est une plateforme économique exceptionnelle et le Royaume-Uni va connaître une transition globale avec le Brexit. Nous sommes de ce fait résolus à accompagner les collectionneurs traditionnels pour les guider davantage vers l’univers du vintage.

Quelle approche devra être adoptée étant donné que le commerce de détail et les ventes aux enchères s’effectuent de plus en plus en ligne ?
Nous cherchons toujours à établir une relation personnelle avec nos clients. C’est pourquoi je cherche essentiellement à les aborder par des moyens traditionnels, tel que le contact direct au travers d’un panel d’événements que nous tenons à organiser dans nos bureaux de Berkeley Square. Ces événements ne se limiteront pas uniquement à la période du catalogue de vente aux enchères mais s’inscriront dans un programme sur 12 mois. De cette manière, les relations n’en seront que renforcées. Nos collaborateurs et nos montres sont notre plus grand atout et une fois que les personnes commenceront à l’apprécier nous pourrons aller de l’avant.

Comment allez-vous intégrer vos activités au calendrier des ventes aux enchères existant ?
La vente de gré à gré représente pour nous une activité à l’année. Notre objectif consiste donc avant tout à devenir un lieu pour les personnes qui souhaitent acheter et vendre des montres vintage. Si vous chercher un modèle Rolex rare pour compléter votre collection, vous devriez venir chez Philipps. Nous étoffons le calendrier avec des événements en juin, juillet et août, lorsque les gens sont en vacances. Nous préférons anticiper qu’attendre que les gens viennent vers nous. 

En tant que collectionneur, je pense qu’il n’y a pas pire que de recevoir un catalogue de vente aux enchères sans avoir de contact personnel. En tant que spécialistes, nous avons un regard unique sur les montres et, par conséquent, nous voulons pouvoir dire aux gens qu’ils sont toujours les bienvenus chez nous à Berkeley Square et que s’ils sont à la recherche de montres qui ne figurent pas dans le catalogue, il est possible que nous sachions également où les trouver.

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