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Eberhard & Co. - Performance post-Baselworld

Eberhard & Co. Performance post-Baselworld

Le directeur d’Eberhard & Co., Mario Peserico, nous parle de l’impact de son absence à Baselworld ainsi que de ses perspectives pour l’année à venir.

Après avoir pris la difficile décision de ne pas exposer à Baselword cette année, Mario Peserico est positif concernant les affaires de l’année à venir. Malgré les difficultés sur le plus gros marché de la marque (l’Italie), il vise 10% de croissance par rapport aux niveaux de production actuels de 16'000 montres, particulièrement maintenant qu’ETA est disposé à lui vendre davantage de mouvements.

Votre absence à Baselworld cette année a-t-elle eu un impact ?
C’était une décision triste et nous n’avons pas aimé ne pas être présents à l’exposition. Notre marque accorde beaucoup d’attention à ce marché horloger suisse, mais je considère cela comme un système dans son ensemble et c’est un système qui a laissé entrevoir quelques failles quand Baselworld ne représente plus l’industrie tout entière. Nous étions tristes, mais en même temps je crois que nous avons pris la bonne décision. Nous avons présenté notre collection 2018, rencontré des clients et les médias ces deux derniers mois sur certains marchés et les résultats ont été bien meilleurs que ceux que nous avions à Bâle avant.

Nous avons pu organiser des réunions en rapport avec l’importance du marché. En Italie, par exemple, nous avons un important réseau de distribution, nous avons donc invité des détaillants, des journalistes et même des clients finaux. En un jour, nous avons eu 68 journalistes italiens, tandis que pendant les six jours de Baselworld l’an dernier nous n’en avons eu que 38. Durant les entrevues personnelles, nous avons doublé les commandes que nous avions obtenues à Bâle. Rencontrer nos clients nous a aussi permis d’expliquer des choses que nous n’aurions jamais eu le temps d’expliquer à Bâle. Lors d’une journée à Milan, nous avons eu une conférence d’un professeur de l’IMD sur les tendances de la distribution online et offline : ce sont des choses dont la plupart de nos clients n’avaient jamais entendu parler ou pris en considération, car, même lorsqu’ils sont invités par les grands groupes, ils n’ont pas de temps pour cela.

Que pensez-vous de la vente en ligne ?
Nous la prenons en compte, car c’est un canal important et nous voyons dans les statistiques qu’il augmente non seulement en termes de volume, mais aussi de valeur. Cela montre que les gens achètent des produits à des prix moyens plus élevés. Mais nous ne voulons pas remplacer nos détaillants. Nous les soutiendrons en vendant à travers leurs sites et avec de la communication sur les réseaux sociaux (ils acceptent par exemple volontiers de poster nos nouvelles sur leurs canaux). Nous travaillons toujours en coopération avec le revendeur.

Parlez-nous de la collection 2018…
J’aime beaucoup le bracelet souple sur la Nuvolari Legend. Très souvent, même un bracelet en cuir peut être trop serré ou trop lâche, mais je crois que celui-là n’est jamais trop serré grâce à sa grande souplesse, et même s’il est un peu lâche il tient quand même bien au poignet. Il se combine par ailleurs très bien avec la couleur des chiffres sur le cadran. Ce modèle existe en deux tailles, 43 mm et 39 mm, la plus grande se vend au prix de 4'700 francs suisses et la plus petite à 4'300 francs suisses.

Performance post-Baselworld

La Tazio Nuvolari Legend en 39,5 mm et en 43 mm © Eberhard & Co.

Quant à la Scafograf, nous avons introduit les modèles de plongée en 2016 et le fuseau horaire en 2017 et maintenant nous présentons une édition limitée à 500 pièces d’une version avec fuseau horaire, boîtier à revêtement DLC et lunette en céramique. Nous utilisons le DLC depuis 13 ans déjà, seulement pour les éditions limitées, et nous sommes très satisfaits des résultats. Nous avons également la nouvelle Scafograf 100 pour dames. Pour les femmes, nous proposons aussi le modèle Gilda, qui est plus élégant, donc nous avons pensé qu’un modèle pour dames plus sportif conviendrait bien à la collection. Il en existe deux variantes, toutes deux avec des cadrans en nacre, l’un marron et l’autre blanc, également avec une lunette en céramique et un bracelet assorti en caoutchouc ou en acier inoxydable. Elles sont au prix de 2'600 CHF.

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Les trois versions de la Scafograf 100 pour dames © Eberhard & Co.

En-dehors des nouveautés, comment se comporte le reste de la collection ?
L’édition limitée Chrono4 que nous avons présentée à Baselworld l’an dernier s’est entièrement vendue pendant l’exposition, c’était bien. Les ventes dans nos magasins ont été très positives aussi. La Chrono4 normale se comporte bien, tout comme la Scafograf puisque nous nous sommes retrouvés en rupture de stock en novembre de l’année dernière et nous avons fait mieux que prévu.

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Scafograf Black Sheep avec boîtier à revêtement DLC et lunette en céramique © Eberhard & Co.

Avez-vous davantage de flexibilité dans votre production et dans votre planning de lancement maintenant que vous n’êtes plus lié à Baselworld ?
A la fin de l’été nous serons capables de faire l’inventaire des neuf premiers mois de l’année et commencer le planning pour l’an prochain. Le problème avec Baselworld c’est qu’il y a dix ans tout le monde produisait de telle façon à être prêt pour l’exposition et gardait tout sous embargo jusqu’à l’exposition. Le marketing se faisait donc après l’exposition jusqu’en septembre. Aujourd’hui tout a changé. Nous avons eu quelques avant-premières avant Baselworld et ne pas y être nous a permis d’être sur le marché au bon moment. Nous avons pu, par exemple, présenter quelques produits en février et être sur le marché en avril. Puis, nous pourrons présenter le deuxième lot en mai ou juin et être sur le marché immédiatement après l’été. Et enfin le troisième en septembre et être sur le marché à temps pour Noël. C’est aussi ce que nos clients demandent.

Vos perspectives pour l’année prochaine sont-elles bonnes ?
Oui. Le marché italien représente encore 45% de nos ventes. Il ne marche pas très bien en ce moment et les premiers mois de l’année n’ont pas été positifs du tout. Mais dans l’ensemble nous faisons mieux que la moyenne si l’on examine les exportations horlogères suisses en Italie.

Votre décision de quitter Baselworld est-elle irréversible ?
Nous n’avons pas été contactés par Baselworld et je ne pense pas que nous le serons. Une des raisons pour lesquelles nous sommes partis est que leur approche n’est pas très moderne et nous cherchions de nouvelles idées. Nous savons que nous pouvons mieux faire, mais je comprends l’importance de Baselworld pour l’industrie horlogère dans son ensemble. Si nous étions approchés à cet égard avec quelques idées nouvelles sur la façon dont l’exposition pourrait à nouveau être représentative de toute l’industrie, alors nous serions ouverts à la discussion.

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Depuis 1887, Eberhard & Co. vit sous le signe de la passion, de l'innovation et du soin accordé au détail et au design. Ces valeurs définissent la Maison depuis sa fondation.

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