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Chronographe flyback - 80 ans de retour en vol

Chronographe flyback 80 ans de retour en vol

On connait les dates anniversaires des modèles historiques, rarement celles des brevets qui leur ont donné vie. Or, en 2016, on fête les 80 ans du brevet d’une complication majeure : le retour en vol, ou « chronographe flyback ».

Une fois encore, l’année 2016 est émaillée de la sortie d’innombrables « chronos flyback », à tel point que l’on n’y prête plus attention. Cruel revers de la médaille de l’histoire : la banalisation d’une complication est le signe de son succès. Pourtant, si moderne qu’il parait aujourd’hui, le retour en vol est une complication historique.

1889 – 1936 : de Bovet à Longines
Le chrono flyback moderne est signé Longines. C’est en 1936 que son calibre 13ZN, bien connu des collectionneurs, fait son apparition avec une fonction de retour en vol. Une simple pression sur un poussoir du chrono engage sa remise à zéro et un nouveau comptage de son aiguille. Le flyback est donc avant tout une complication utile qui évite des manipulations chronophages. Ce calibre mythique équipera les superbes chronos Longines des années 40, parmi les plus recherchés. La plupart des 13ZN sont équipés de retour en vol, à quelques exception près.

Pourtant, comme la plupart des inventions horlogères, Longines a tiré son inspiration de l’histoire, et plus précisément de Bovet. Le 29 janvier 1889, la manufacture avait breveté un chronographe de poche avec retour en vol. Le brevet portait toutefois sur une interprétation très particulière (et non suivie dans l’histoire) d’un flyback dont les aiguilles se déplaçaient solidairement des aiguilles indiquant l’heure. Il était ainsi possible de choisir le décalage souhaité entre les deux groupes d’aiguilles et d’utiliser alors son garde-temps pour l’indication de deux fuseaux horaires.

Chronographe Flyback de Bovet, vers 1900.

Une banane en or
Par le passé, le retour en vol a posé de nombreux défis. Le rattrapage d’une aiguille par l’autre au terme de son immobilisation brutale impose de sérieuses contraintes aux métaux, aux axes et mêmes aux aiguilles. Leur remise à zéro pouvait réserver des surprises. Il fut un temps pas si lointain où certaines aiguilles mal conçues adoptaient une forme de banane à la remise à zéro, incapables d’absorber la puissance oscillatoire sans se déformer. Certaines allaient même jusqu’à casser. « On trouve encore quelques aiguilles en or qui offrent des surprises inattendues », sourit Carole Kasap, responsable création Mouvements chez Cartier. « C’est un matériau très souple qui a tendance à se déformer sous la contrainte ». C’est notamment la raison pour laquelle toutes les aiguilles modernes sont en acier.

Certaines maisons ont apporté d’autres développements plus inattendus. Ulysse Nardin, par exemple : la manufacture n’a plus ce type de complication en collection mais en fut pionnière. En 1936, la marque proposait un ingénieux système de déclenchement synchronisé à double flyback, ancêtre des systèmes actuels de chronométrage sportif. Elle réitéra plus tard sa percée dans le domaine avec un flyback a déclenchement électromagnétique.

Chronographe Flyback Berlin 1936 Ulysse Nardin.

Une complication toujours perfectionnée
Aujourd’hui, la contrainte des matériaux n’en est plus véritablement une...pour qui s’en donne les moyens. Richard Mille, notamment, travaille les matériaux en fonction de l’usage prévu de chacun de ses modèles. Rien que sur l’année 2016, la marque a dévoilé un flyback « Le Mans Classic » suivi d’une RM 60-01 « Voiles de St Barth » puis d’une RM 50-02 ACJ dont le mouvement en grade 5 s’accommodent des pires rudesses.

Dans un registre beaucoup plus classique, et dans la discrétion qui caractérise la maison, Chopard a déposé de multiples brevets pour optimiser la géniale invention de Longines : des marteaux pivotant et à bras élastiques réduisant leurs encombrements, des systèmes anti-blocages, des éléments de transmission viscoélastique. Autant d’inventions qui ne changent pas la fonction mais contribuent à sa fiabilité et sa précision, valeurs cardinales de la haute horlogerie. Aujourd’hui, on retrouve ces discrets mais indispensables développements dans les L.U.C Perpetual Chrono, Mille Miglia 2016 XL Race Edition ou encore Superfast Chrono Porsche 919 Black Edition.
Reste que même si le flyback est une véritable complication, sa démocratisation est aujourd’hui une réalité partagée par de nombreux amateurs grâce, notamment, à Eterna ou Alpina. Avec l’Alpiner 4 de cette dernière, le flyback s’attaque aux sommets. Avec la BR 126 Sport Heritage, Bell & Ross lui a offert les cieux. Avec la Fifty Fathoms Bathyscaphe Flyback, Blancpain l’a fait plonger dans les profondeurs de l’océan. Avec sa Stratos, Zenith l’a propulsé dans l’espace. Avec la Monza 2016, TAG Heuer lui a ouvert les pistes automobiles. Avec le Datograph Up / Down, A. Lange & Söhne lui a offert son titre de séjour allemand. Christophe Claret lui a offert avec sa Maestoso son développement le plus compliqué, avec un échappement à détente pivotée traditionnel avec force constante. Le flyback a encore la côte !

Maestoso Christophe Claret

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