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Chopard / Ferdinand Berthoud - Interview de Karl-Friedrich Scheufele

Chopard / Ferdinand Berthoud Interview de Karl-Friedrich Scheufele

Nous avons rencontré Karl-Friedrich Scheufele à la Dubai Watch Week, une semaine après le GPHG 2016 qui a attribué l’Aiguille d’Or à sa marque Ferdinand Berthoud.

Vous semblez très heureux! Que représente cette Aiguille d'Or pour vous personnellement et pour la marque Ferdinand Berthoud ?
Quand vous travaillez sur un projet comme celui-ci pendant cinq ans et que vous recevez ce genre de reconnaissance, je ne pense pas que vous puissiez rêver mieux. Après avoir présenté Ferdinand Berthoud à la presse pour la première fois il y a un an et livré quelques pièces cette année, quel grand moment! Pour nous, c'est une reconnaissance qui non seulement signifie beaucoup, mais démontre aussi que nous avons vu juste, après nous être beaucoup demandé si c’était bien la montre que M. Berthoud aurait faite. J’entends déjà des voix s'exclamer: «Oh, c'est une marque de plus qui renaît, attendons de voir ce qu’il en sortira». Cette reconnaissance signifie que nous étions sur la bonne voie.

Ferdinand Berthoud est une marque totalement distincte de Chopard mais vous êtes personnellement impliqué dans les deux entreprises. Comment avez-vous fait pour travailler sur Ferdinand Berthoud séparément ?
Il a fallu faire table rase. J'ai demandé à tous les collaborateurs impliqués dans le projet d'oublier tout ce qu'ils savaient sur Chopard, parce que nous n'allions rien faire qui ressemblerait à Chopard. Nous allions faire quelque chose de totalement différent. Ca n’a pas été facile, mais nous avons été aidés par les nombreux documents écrits et certaines anciennes montres en notre possession. Ils nous ont servi de ligne directrice et d’inspiration. Mais encore fallait-il trouver le moyen de miniaturiser le concept [d'un chronomètre de marine] et de l'intégrer dans un contexte moderne.

ferdinand berthoud original

Presque simultanément, Chopard lançait sa toute première répétition minutes la semaine dernière. Deux grands projets étaient donc en cours d'exécution en même temps. Un gros défi ?
Incontestablement! Mais je dois dire que c’est un peu une coïncidence. La L.U.C Full Strike devait évidemment sortir cette année, pour les 20 ans de la manufacture. L’avantage du projet Ferdinand Berthoud est que personne ne l’attendait. Nous n’en avons pas beaucoup parlé. On m’a demandé un jour s'il était vrai que j'avais acheté Ferdinand Berthoud. J'ai confirmé, mais sans en dire plus. Nous n’avons donc pas eu la pression d’une date de lancement à respecter, ce qui est très précieux quand vous avez un projet comme celui-ci. Sinon, oui, c'était un énorme défi d’avoir deux projets en phase finale de réalisation en même temps. Et puis, nous avons d’autres choses sur le feu aussi !

Est-ce à dire que d'autres projets passionnants sont à venir ?
Eh bien, pour le moment, nous donnons un peu de répit aux chefs!

Quelles réactions ces deux modèles ont-ils suscitées?
Le premier effet de l’Aiguille d’Or a été que plusieurs personnes à qui je n’avais pas parlé depuis longtemps m’ont téléphoné et je me suis rapidement rendu compte que la nouvelle s’était répandue très loin. Cette réaction positive est très encourageante. Concernant la L.U.C Full Strike, lorsque nous l’avons présentée à quelques journalistes à Fleurier, tous ont été impressionnés.

Ferdinand Berthoud Chopard

Chopard est la seule marque à offrir un triple modèle de certification, avec le Poinçon de Genève, la Qualité Fleurier et le COSC. Que représentent les certifications pour vous ?
Nous avons la chance d'être établis à Genève et à Fleurier, et d'être co-fondateurs de Qualité Fleurier, et c'était donc un défi pour nous de fabriquer cette pièce. Nous avons toujours été proches du Poinçon de Genève car nous sommes à Genève et je pense que c'est une grande institution. Nous savons tous qu'une marque genevoise a cessé d'utiliser ce sceau, ce que je regrette. Quant à nous, notre message est que nous continuons de le soutenir car c'est une institution genevoise.

"Ma famille sait toujours quand je suis allé à Fleurier, parce que je reviens avec un grand sourire. "

Vous avez désormais placé la barre très haut. Allez-vous encore pouvoir vous surpasser ?
Bien sûr, c’est magnifique de remporter l'Aiguille d'Or, mais en même temps, cela pose des jalons pour tout ce que nous ferons par la suite. Mais je pense que la pression est toujours une bonne chose.

Comment répartissez-vous votre temps entre les marques et les projets?
Je me suis fixé de consacrer 80% de mon temps à ce que je suis censé faire et à en réserver 20% pour d'autres choses, et c’est fondamentalement comme ça qu’est né Ferdinand Berthoud. Pour moi, ce n'est pas du travail ; c’est de la détente, quelque chose que je fais pour me relaxer. C'est l'aspect le plus agréable. Ma famille sait toujours quand je suis allé à Fleurier, parce que j'en reviens avec un grand sourire.

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