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Blancpain - Entretien avec Alain Delamuraz

Blancpain Entretien avec Alain Delamuraz

WorldTempus s’est entretenu avec le Directeur Marketing et Communication de Blancpain au sujet des associations de la marque avec le monde de la gastronomie.

Dans une marque où le produit est toujours la vedette, comment adaptez-vous le marketing au produit ?
Je suis fermement convaincu qu’on ne peut rien faire sans le bon produit, ni sans une certaine dose de crédibilité. Chez Blancpain nous sommes bien placés sur ces deux plans, car nous disposons des produits et d’un héritage qui remonte à 1735. Il y a donc beaucoup de faits historiques plutôt que de simples concepts marketing.

Par exemple, nous avons toujours utilisé uniquement nos propres mouvements pour nos montres. Nous ne les avons absolument jamais achetés à l’extérieur. C’est essentiellement grâce à la stratégie que nous avons héritée de nos ancêtres, qui est maintenant devenue une de nos plus grandes forces. Alors oui, le produit est la vedette. Mais nous devons aussi reconnaître que, comme pour le vin et les voitures, l’industrie évolue. Même en disposant de quelque chose d’unique, il est de plus en plus difficile de se démarquer uniquement grâce au produit. Donc le canal à travers lequel le message est diffusé est important. Et chez Blancpain nous avons trois environnements différents à cet effet, et l’un d’eux est l’art de vivre. Mais cela ne fonctionne que s’il y a une adéquation logique avec la marque. Les clients qui suivent une marque sur le long terme verront s’il y a une réelle substance derrière. Cela n’a pas de sens d’inventer des liens là où il n’y en a pas. Mais on peut très facilement décider d’aller dans une certaine direction par goût. Les gens commenceront alors à regarder qui est derrière la marque et qui la dirige, en plus du produit lui-même.

On peut clairement déceler l’empreinte de Marc A. Hayek, CEO de Blancpain, dans le partenariat avec Lamborghini et dans l’engagement en faveur des océans. Peut-on dire que les partenariats en rapport avec l’art de vivre portent votre marque ?
Eh bien, n’oublions pas que Marc A. Hayek était propriétaire d’un restaurant avant de rejoindre Blancpain et que Jean-Claude Biver, qui détenait la marque avant qu’elle ne soit rachetée par le Swatch Group, est aussi connu pour son goût de la bonne chère et du vin. Je suis diplômé de l’Ecole Hôtelière de Lausanne et j’ai également travaillé dans ce domaine. Il y a donc eu une continuité à cet égard chez Blancpain et nous sommes impliqués dans ce secteur depuis une trentaine d’années, bien avant que cela ne devienne à la mode dans d’autres marques. Je crois qu’en marketing il est important de ne pas simplement suivre l’air du temps et d’assurer ce genre de continuité.

Le lien entre le produit et les activités marketing de Blancpain en faveur des océans et avec Lamborghini est évident. Comment reliez-vous le produit avec l’art de vivre ?
Avec Lamborghini il y a évidemment de nombreux liens directs, à commencer par la mécanique. La taille des composants est certes différente, mais ils ont tous besoin d’huile et ils fonctionnent selon les mêmes principes, il y a donc clairement une base commune. En ce qui concerne la gastronomie, il s’agit davantage d’une similitude au niveau du savoir-faire de l’artisan. Je vois autant de passion et de concentration chez un chef que chez un horloger. Ce n’est pas nécessairement réservé au travail des chefs étoilés Michelin. L’authenticité entre aussi en ligne de compte, tout comme l’importance des matières premières utilisées. Elles sont tout aussi fondamentales en gastronomie qu’en horlogerie.

C’est aussi une vision à long terme pour Blancpain. Notre amitié avec les plus grands chefs du monde a commencé il y a trente ans avec Frédy Girardet, qui porte une montre Blancpain. Nous entretenons également une relation très étroite avec Joël Robuchon. Et tout cela sans contrat ni rémunération financière, simplement du fait que nous partageons les mêmes valeurs.

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L’élément créatif est-il aussi important en gastronomie ?
Absolument. On ne peut pas dissocier le produit de la personne qui le fait, de la personne qui a les idées. Une fois de plus, cela s’applique tout autant au chef vedette qu’à la notion de manufacture et d’horlogerie Swiss Made. Contrairement à ce que certains pensent, il est inconcevable de continuer la recherche et le développement en horlogerie en Suisse et pourtant de produire les mouvements et de finir les montres autre part. Nous ne voulons certainement pas de cela chez Blancpain et je crois qu’il est essentiel de ne pas séparer les deux choses.

Il y a même une analogie frustrante entre le monde de la gastronomie et celui de l’horlogerie : on n’est jamais servi par le chef qui a préparé notre plat, et on n’achète jamais sa montre à l’horloger qui l’a assemblée. C’est pourquoi nous sommes particulièrement fiers de notre partenariat avec Joël Robuchon, qui essaie d’ouvrir la profession et de rendre la cuisine visible au convive, pour mettre en lumière ces professions sinon très cachées. Nous voulons faire de même pour nos horlogers, en permettant aux gens de visiter notre usine et en faisant participer nos horlogers à nos événements.

Est-ce que le concept de partenariats gastronomiques est transposable dans différents pays et cultures ?
Oui, mais nous devons évidemment l’adapter aux différents pays. Nous avons produit une vidéo qui montre les gestes similaires d’un horloger et d’un chef suisse. J’ai beaucoup voyagé et j’ai vu de nombreux chefs à l’œuvre, mais j’aimerais maintenant la mettre à jour et y ajouter des éléments de cuisine japonaise et d’autres cuisines, car on trouve les mêmes principes dans d’autres cultures. Certains pays ont des traditions culinaires plus fortes que d’autres, et je ne suis pas sûr que le ketchup cadrerait très bien, par exemple (Rires).

Comment ces partenariats vont-ils évoluer à votre avis ?
Encore une fois, il y a des affinités avec l’horlogerie. Un bon chef, comme un bon horloger, doit être inspiré par son maître mais ne pas le copier. Ils ont tous les deux besoin de tracer leur propre voie, d’ajouter leur propre créativité. Ils doivent néanmoins aussi maîtriser les fondamentaux. Un bon chef doit savoir comment faire un bon bouillon. Blancpain n’a jamais produit une montre à quartz et ne le fera jamais, mais cela ne nous empêche pas d’innover constamment.

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Blancpain est l’archétype de la Manufacture à l’héritage horloger pluri-séculaire qui a su préserver sa tradition horlogère, tout en y insufflant un esprit d'innovation. A chaque époque correspond une invention qui a marqué son temps et qui reste référente plusieurs décennies plus tard.

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