X
Restez à l'heure de l'actualité horlogère ! OK
×

Cette recherche est sponsorisée par Trilobe

Rechercher dans :
Urban Jürgensen - La tradition familiale perpétuée :  la vie et les montres de Jules Frederik Jürgensen

Urban Jürgensen La tradition familiale perpétuée : la vie et les montres de Jules Frederik Jürgensen

Le fils cadet d’Urban Jürgensen s’occupa de l’entreprise familiale pendant que son frère aîné voyageait l’étranger, avant de suivre sa trace.

Jules Jürgensen a probablement contribué à son insu à établir la position dominante de l'industrie horlogère suisse aujourd'hui. À l'instar de son père et de son frère aîné, il a bénéficié d'aides financières pour effectuer ses recherches sur l’horlogerie dans d'autres pays. À la différence d’eux, cependant, il a fait le chemin inverse et s’est d’abord rendu en Angleterre, avant d’aller en Suisse. Cela n’est pas anodin, les Anglais étant réputés pour leurs ressorts de barillet à l'époque, à tel point que la «Société d'Emulation Patriotique» de Neuchâtel décernait une médaille d'or à quiconque pourrait reproduire la qualité d'un spiral anglais. Jules Jürgensen était l'un des membres du comité d’évaluation des candidatures.

Jules Jürgensen finit par rester au Locle pour des raisons personnelles, car c’est là qu’il s’y maria. Non pas dans la ville natale de son épouse, Genève, qu'il considérait déjà comme «très chère», mais au Locle. Il affichait le même sens aigu des affaires que son père: « [à Genève] j’aurais eu un revenu considérablement inférieur et des dépenses plus élevées. Je me suis donc convaincu de m'adapter à un climat plus pauvre pour un meilleur revenu. »

La tradition familiale perpétuée :  la vie et les montres de Jules Frederik Jürgensen

Jules Jürgensen pocket watch, (env. 1890)

Les affaires de Jules Jürgensen prospérèrent aussi rapidement que celles de son père et il connut un succès considérable, comme en témoignent les propriétés et les petites entreprises qu’il acquit au fil des ans. Troisième point commun avec son père, sa première invention majeure fut également un thermomètre, et pas une montre. Le scientifique danois Hans Christian Oersted, qui a donné son nom à l’oersted (NDLR : unité de mesure éléctromagnétique), cherchait un moyen de mesurer la température moyenne de l'air sur une période donnée. La réponse de Jules Jürgensen fut le mésothermomètre, qui, en amplifiant les variations de température au lieu de les éliminer,  fonctionnait exactement à l’inverse d’un balancier de compensation traditionnel.

Au plus fort de sa carrière, Jules Jürgensen oeuvrait à une époque où la principale évolution des montres de poche était le remplacement du remontage par clé par le remontage via l’anse à 12 heures. Il a également travaillé sur de nombreuses versions d’échappement, notamment sur des échappements anglais et suisses, ainsi que sur la version de Breguet de l'échappement à cylindre et, bien sûr, sur l'échappement à double roue duplex de son père.

Il existe cependant un domaine dans lequel l'héritage de Jules Jürgensen diffère beaucoup de celui de son père : les volumes de production. Bien que les registres disponibles soient incomplets, la société a produit 7 700 montres sur une période de 15 ans, jusqu'en 1860. De nombreux mouvements ont été créés sur des ébauches suisses (ébauches de mouvements), mais les boîtiers en métal précieux et les cadrans en émail étaient fabriqués en interne.

La marque

Urban Jürgensen est l’une des très rares marques horlogères pouvant se targuer, documents à l’appui, de produire des montres de façon ininterrompue depuis plus de 240 ans.

En savoir plus >

Toutes les actualités >

Contacter la marque >

Toutes les montres >

Vous aimerez aussi