×

Cette recherche est sponsorisée par Louis Vuitton

Rechercher dans :
Economie horlogère - Cinq chiffres qui montrent que l’horlogerie suisse redécolle

Economie horlogère Cinq chiffres qui montrent que l’horlogerie suisse redécolle

L’industrie horlogère serait-elle (enfin) sur le point de sortir de sa zone de turbulence ? Pas de quoi encore détacher sa ceinture, mais les passagers vont pouvoir se détendre et peut-être commencer à profiter d’un décollage en douceur.

Si l’on en croit l’étude Deloitte 2017 sur l’industrie horlogère suisse, menée entre mai et juillet auprès de 60 cadres sup’ du secteur et 4500 consommateurs de Chine, d’Italie, d’Allemagne, du Japon, de Suisse et des États-Unis, les années mornes pourraient bien être derrière nous. De là à retrouver les années fastes, il ne faut pas exagérer, mais en économie le principe est bien connu : mieux vaut croître que de se laisser manger ! Voici cinq chiffres qui pourraient bien dérider ceux qui avaient peur de voler trop bas.

5 milliards de francs suisses de montres exportées au deuxième trimestre 2017, contre 4,8 milliards sur la même période en 2016. Il s’agit de la première progression après 20 mois consécutifs de retrait. Une embellie qui restera à confirmer après les fêtes de fin d’année.

3% d’augmentation, aussi bien en volume qu’en valeur, des exportations de montres mécaniques sur le premier semestre 2017 en comparaison au premier semestre 2016. Après les reculs de 2% (valeur et volume) en 2015 et carrément de 10% (valeur et volume) en 2016, cette reprise devrait permettre aux cadres de l’industrie de conserver leur siège en Business. Petit bémol tout de même, les exportations de montres à quartz n’ont toujours pas redémarré, le luxe est donc toujours le réacteur principal du secteur.

52% des cadres de l’industrie sondés se veulent « optimistes » quant aux perspectives économiques de l’horlogerie suisse pour les douze prochains mois. Une bouffée d’oxygène que peuvent respirer à pleins poumons la majeure partie des passagers de l’aéronef Switzerland alors que l’année dernière seulement 2% des cadres interrogés se voulaient « positifs » sur la question.

20% de fonctionnaires chinois en moins traduits devant les tribunaux pour corruption. Le cabinet Deloitte lie ainsi le changement de politique du régime chinois à un regain de l’activité et de la confiance sur le marché asiatique et à Hong Kong. En effet, c’est la première fois en cinq ans que le nombre de fonctionnaires comparaissant devant les tribunaux diminue, de quoi revoir la sobriété à laquelle s’astreignaient nombre d’entre eux. Indépendamment du fait politique, les résultats sont au rendez-vous pour l’industrie puisque les exportations au deuxième trimestre 2017 ont augmenté de 27% vers la Chine et de 1% vers Hong Kong (base deuxième trimestre 2016), par ailleurs premier secteur d’exportation de montres suisses.

77.8% des jeunes Chinois préféreraient investir dans une montre mécanique de luxe, plutôt que dans une smartwatch à 500 CHF chaque année pendant 10 ans, s’ils recevaient en cadeau la somme généreuse de 5000 CHF pour l’achat d’une montre. Le rapport de force reste également largement en faveur de nos bonnes vieilles mécaniques au Royaume-Uni et en Italie, mais au coude-à-coude aux USA.

L’horlogerie suisse aurait-elle retrouvé des vents favorables ? Les premiers indicateurs semblent en effet plaider en faveur d’une embellie sur le ciel confédéral. Cependant, l’incertitude politique subsiste dans le monde, et il n’est pas dit que le géopolitique n’entraîne pas une fois de plus le zinc horloger dans sa spirale infernale.




Vous aimerez aussi