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Grand Prix d'Horlogerie de Genève 2013 - Dans les coulisses du jury

Grand Prix d'Horlogerie de Genève 2013 Dans les coulisses du jury

Que penser du nouveau format du jury présidé par Aurel Bacs, patron de la division horlogère de Christie’s? Trop de membres, pas assez ? Trop de compétences éloignées de la mécanique horlogère pure, trop peu ?

Depuis trois ans la [[Fond]]ation du Grand Prix d’Horlogerie de Genève attache une importance toute particulière à l’indépendance du jury. Une nouvelle étape a été franchie avec cette 13e édition, qui voit le nombre de membres passer à 23, et leurs champs d’expertise élargis. Après avoir opéré une première sélection en juillet qui a permis de choisir 7 montres dans 10 catégories, ils se sont réunis le 7 novembre à Genève à la Cité du Temps afin d’élire les lauréats. WorldTempus les a rencontrés à la pause déjeuner.

N’attendez aucune fuite de cette plume, aucune question directement liée aux montres candidates n’a été posée. Mais que penser de ce nouveau format du jury présidé par Aurel Bacs, patron de la division horlogère de Christie’s? Trop de membres, pas assez ? Trop de compétences éloignées de la mécanique horlogère pure, trop peu ? Avec des collectionneurs, des designers, des gemmologues, des horlogers, des joailliers, des journalistes et autres passionnés de tous les continents, une chose est sûre : aucune voie n’impose sa volonté, la démocratie opère.

GPHG-Jury-Aurel-Bacs

Bagdad Café

Pour la journaliste iranienne Nazanin Lankarini, cette journée de confrontation des opinions s’est opérée de manière très conviviale : «malgré des niveaux de connaissances horlogères disparates de toutes ces personnalités qui ne se connaissaient pour la plupart pas, elles se sont présentées et ont pu exprimer leur opinion dans une ambiance très sympathique ». La correspondante du International Herald Tribune et du New York Times s’est néanmoins avouée surprise par la franchise sans détour avec laquelle étaient parfois exprimés certains avis très tranchés : « sans dévoiler de nom, un membre du jury a comparé une pièce à un presse-papier, c’était osé ! ». Pour elle, la pérennité des marques horlogères tient à leur capacité à surprendre en permanence les connaisseurs. Aurel Bacs se range à son avis sur l’écoute de chacun à l’analyse des autres membres, soulignant notamment que l’expertise des gemmologues avait été très appréciée par l’ensemble du jury au moment d’étudier la catégorie joaillerie. Sensible à d’autres aspects de la montre, le designer français Philippe Starck s’est déclaré impressionné par le génie des concepteurs de certaines montres à complication, même si lui ne privilégie pas les approches élitistes : « une montre doit être un objet vital, magique et romantique ». Pétillant d’enthousiasme à la manipulation de ces 70 garde-temps, le spécialiste libanais des pierres précieuses Claude Sfeir a respecté l’avis de tous, en se gardant bien de se laisser influencer dans ses choix, façonnés de manière très sûre au fil d’une collection forte de 4000 montres. Pour lui, l’horlogerie doit son succès au respect de la tradition dans l’innovation, et son avenir implique « une œuvre d’art avec son histoire ».

GPHG-Jury-Philippe-Stark

Pour une poignée de membres

Petit bémol dans ce foisonnement d’opinions forgées par des sensibilités si diverses, le Mexicain Carlos Alonso a estimé que les voix des membres dépourvus de connaissances horlogères avaient pu être accordées sans réelle pertinence, quel que soit le talent de ses confrères dans leurs domaines respectifs. Lui qui considère dans le catalogue du Grand Prix d’Horlogerie qu’un garde-temps est un compagnon fidèle et silencieux, l’organisateur du salon horloger SIAR réduirait le nombre de décideurs autour de la table.  
Comme aux Oscars quoi qu’il en soit, l’issue de la cérémonie du Grand Prix d’[[Horloge]]rie vendredi 15 novembre au Grand Théâtre de Genève déclenchera des réactions déçues, heureuses, surprises, laissera parfois pantois, souvent approbateur, et tous les acteurs mettront du cœur à l’ouvrage pour préparer l’édition suivante avec encore plus de rigueur et de fair-play.

GPHG-trophee

 

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