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Édito - Les objets du désir

Édito Les objets du désir

Un point de vue personnel sur une cérémonie de remise de prix internationale.

Si fière que je sois d’être membre du jury du Grand Prix d’Horlogerie de Genève (GPHG), je suis bien consciente de ne pas être la personne la mieux placée pour en parler objectivement. Mais, par définition, un édito est le reflet d’une opinion et d’une personnalité. Sans eux, le texte que vous êtes en train de lire ne serait qu'une liste de données.

C’est ma troisième année au jury, autant dire un battement de cils comparé à certains des membres les plus anciens. Pourtant, trois ans, c’est une bonne durée, à mon avis - assez court pour être encore enthousiaste à propos de tout, et juste assez long pour se forger une opinion.

La liste des 196 montres inscrites au GPHG 2019 a été dévoilée la semaine passée. Chaque année, je suis réconfortée de voir davantage de marques participer et davantage de montres inscrites, mais il reste du chemin à faire avant de pouvoir dire que le GPHG est vraiment représentatif de notre industrie. L'absence de certains acteurs clés m'a toujours rendue quelque peu perplexe, car je crois en l'importance de se rassembler pour un tel événement. En tant qu’industrie, nous devons honorer collectivement les efforts qui nous font avancer, et les créations qui incarnent les valeurs qui nous définissent.

Le GPHG est en constante évolution, c’est d’ailleurs l’un de ses principaux atouts. Je peux comprendre l’instinct qui pousse certains à rester en dehors de quelque chose qui n’a pas encore trouvé sa forme définitive, mais je ne le partage pas. Je pense qu’il est contraire à l’esprit qui anime une grande partie de l’horlogerie – et en fait, contraire à toute entreprise qui vise à créer quelque chose de nouveau dans ce monde, quelque chose qui n’existe pas. Pourquoi attendre que le monde change, alors que vous pouvez le changer vous-mêmes ?

Comme je l’ai dit au début, je sais que je ne suis pas la personne la plus objective pour parler du Grand Prix d’Horlogerie de Genève. Mais l'objectivité est réservée à ce qui est mesurable, quantifiable. Et bien que le GPHG soit une compétition dont le résultat repose sur un système d’attribution de points, il n’existe rien de mesurable ni de quantifiable dans la passion que les plus beaux exemples de l’horlogerie peuvent nous inspirer.

Le GPHG est le lieu où sont célébrées les créations qui enflamment nos cœurs. Il est temps que ces créations, où qu’elles soient, trouvent leur place auprès de ceux qui les aiment. Il est temps pour elles de rentrer à la maison.

Lecture 1 commentaire(s)

22 Juillet 2019
Eric Wind
Great piece, Suzanne!

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