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Histoire - 6 juin 1944 : le débarquement horloger

Histoire 6 juin 1944 : le débarquement horloger

Elles étaient là il y a 75 ans, débarquant sur les plages de Normandie pour remettre l’Europe sur la voie de la Victoire. WorldTempus célèbre aujourd’hui les montres ayant contribué au fameux D-Day, le Débarquement du 6 juin 1944.

A peine une génération : c’est ce qui sépare les militaires de la Première Guerre Mondiale, les premiers à être parfois dotés d’une montre, de leurs frères d’armes qui allaient verser leur sang sur les plages de Normandie. Une génération, à peine : de quoi installer la montre au poignet du peuple et plus seulement dans sa poche, mais certainement pas de quoi réaliser de considérables progrès de précision, étanchéité ni fiabilité. Techniquement parlant, les montres de 1944 ne sont plus celles de 1918...mais n’en sont pas très loin non plus. 

Pour une opération comme Neptune (le Débarquement à proprement parler) et Overlord (la bataille de Normandie en général), la précision était de mise. Il fallait coordonner plusieurs milliers de navires traversant la Manche, les opérations aéroportées américaines et britanniques de la nuit précédente, les bombardements préparatoires et le débarquement en tant que tel, le fameux « D-Day ». 

Orchestration millimétrée

Dans la coordination de cette opération, nul doute que la synchronisation des actions s’est montrée déterminante. Cette synchronisation ne s’est pas jouée au poignet des belligérants mais de leurs Etats-Majors qui, eux, avaient leurs navires et aéronefs équipés de chronomètres de bord. En la matière, Ulysse Nardin a régné sans partage pendant près de 70 ans. La marine militaire américaine en embarquait déjà en 1919. Ce sera aussi le cas en 1944 comme à bord de l’USS Fayette (chronomètre de bord #8508). Ulysse Nardin était aussi présente dans les premiers sous-marins et une pièce comme la Marine Torpilleur Military en est l’écho direct et contemporain. 

6 juin 1944 : le débarquement horloger

© Ulysse Nardin

Un atypique « sidéromètre » signé Breguet

Breguet, bien que peu active dans les années 40 (le Type XX débute en 1954), fut toutefois l’auteur d’un surprenant « sidéromètre », un instrument chronométrique (aéronautique ou marin) affichant le temps sidéral de Greenwich exprimé en degré, minutes et fractions de minutes d’arc. Ce véritable chronomètre était requis pour les calculs préparatoires de détermination d’un point astronomique, à l’usage des aéronefs de grande vitesse. 

6 juin 1944 : le débarquement horloger

Sidéromètre de Breguet © Breguet

Tokyo – Rome avec Eberhard

On note également la présence d’Eberhard & Co. lors du conflit, avec notamment un surprenant chronographe « Sistema Magini », du nom du pilote qui utilisa cette pièce unique, adjugée 56'000 euros il y a tout juste sept ans. Cette pièce est un chronographe à rattrapante gradué sur 24h, probablement pour les vols longs courriers entre belligérants distants – en l’occurrence un Rome – Tokyo effectué en 1942. Par la suite, comme en témoigne un document Eberhard de 1943, l'Aéronautique italienne confirma une commande de 10 chronographes simples et 10 modèles à rattrapante portant sur le cadran la mention « modèle Magini ». La fin de la guerre mit un terme à cette aventure puisque les chronographes ne virent jamais le jour, ce qui ne fit qu’ajouter de la valeur à ce modèle unique.

6 juin 1944 : le débarquement horloger

© Eberhard & Co.

Du même côté italien, Panerai équipait déjà les nageurs de combat de l’armée avec sa Mare Nostrum de 1943, à destination de la Marine Royale Italienne. La pièce a été depuis rééditée, tandis qu’un modèle comme la Radiomir 1940 3 Days Automatic Titanio (PAM00619) célèbre la technicité de Panerai pour les pièces de plongée de combat. 

6 juin 1944 : le débarquement horloger

© Panerai

Au poignet des soldats

Au sec, Breitling ou encore Longines avaient déjà trouvé leur place au poignet des hommes, notamment pour cette dernière en dotation de l’Armée américaine, dès 1935. Nul doute que certains de ces garde-temps à trois aiguilles se trouvèrent embarqués (puis débarqués) lors de l’opération Neptune. 

6 juin 1944 : le débarquement horloger

© Longines

A leurs côtés, Alpina, déjà réputée pour ses montres à haute résistance (étanchéité, résistance aux chocs, antimagnétique) aurait eu ses galons lors du Débarquement. Elle se concentrait, dans les années 40, sur les montres de pilotes. C’est la raison pour laquelle la marque a récemment mis la priorité sur sa réédition « Alpina 130 Pilot Chrono », l’émanation contemporaine de ces pièces. Enfin, citons Heuer qui, dans les années 40, a produit un grand nombre de chronographes à usage militaire. On découvre ainsi une déroutante réclame de 1941 où des gradés se livrent à une synchronisation de leur chrono « Ed. Heuer & C° - Bienne » ! 

6 juin 1944 : le débarquement horloger

© Alpina

Commémorations

Aujourd’hui, les séries anniversaires du 75ème anniversaire du « D-Day » sont rares. Graham y consacre deux éditions, les Chronofighter Vintage D-Day et Chronofighter Vintage Overlord, évidemment limitées à 75 pièces chacune. Côté gaulois, c’est sans surprise la très française Lip qui affiche une série limitée gravée, sur la base d’un modèle tout trouvé : la « Général de Gaulle » !

6 juin 1944 : le débarquement horloger

Chronofighter Vintage D-Day © Graham

6 juin 1944 : le débarquement horloger

Chronofighter Vintage Overlord © Graham

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